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31
mai
Lorsque les super-héros se voient représentés avec quelques morceaux de papier, la simplicité est au rendez-vous. L’élégance n’est pas en reste puisque Grégoire Guillemin, designer français, arrive à placer grandes surfaces colorées, ambiances épiques et sobriété au même niveau.
Bien que les super-héros soient une source d’inspiration visiblement importante, il ne s’arrête pas là et pousse le minimalisme jusqu’à l’illustration de films et, même sur un territoire moins exploité ; celui de morceaux ou de groupes musicaux.

The Rolling Stones – Sympathy For The Devil
Quelques galeries au traitement visuel original à explorer, et c’est par ici : www.behance.net/leon
25
août
The Killer inside Me est un autre film qui a marqué mes escapades cinémaristiques de ce mois-ci. Cette version 2010 est, en plus d’être l’adaptation du roman de Jim Thompson de 1952, un remake de la première adaptation cinématographique de Burt Kennedy en 1976.
Synopsis Allociné:
Lou a un tas de problèmes. Des problèmes avec les femmes. Des problèmes avec la loi. Trop de meurtres commencent à s’accumuler dans la juridiction de sa petite ville du Texas. Et surtout, Lou est un tueur sadique et psychopathe. Lorsque les soupçons commencent à peser sur lui, il ne lui reste pas beaucoup de temps avant d’être démasqué…
Casey Affleck était un argument de poids : il ne m’avait vraiment pas ébloui sur Gone, Baby Gone et c’était l’occasion de changer ou de confirmer mon opinion. Le double-duo sulfureux qu’il forme avec Jessica Alba et Kate Hudson m’a particulièrement impressionné, tout comme son personnage psychopate, glacial et terriblement perturbant qu’il interprète.
Le scénario est bien ficelé, quelques scènes sont vraiment choquantes, plus dans la forme que par le visuel, on ne s’ennuie pas dans cette Amérique ultra-libérale des années 50. Casey Affleck (et ses airs de Frankie Muniz !) m’a vraiment fait revoir ma copie à son égard, évoluant à merveille dans la belle réalisation du britannique Michael Winterbottom. À voir.
20
août
Même avec du beau temps, je trouve le culot d’aller m’enfermer dans les salles obscures. Je ne vais pas m’attarder sur Inception, qui a déjà largement été félicité et auquel je n’ajouterai que des commentaires positifs, mais plutôt sur Chatroom, de Hideo Nakata. Ce long-métrage britanno-japonais n’est pour le moment sorti qu’en France, dans certains cinémas indépendants, et n’a rien a voir avec le David Fincher en préparation, The Social Network.

William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville.
Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action…
Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie – à la mort »…
En compétition dans la section Un Autre Regard du Festival de Cannes 2010, le film m’a plutôt emballé. Connu pour ses ambiances glauques, Hideo Nakata nous plonge figurativement dans l’univers virtuel des salons de discussions en ligne. Cette dernière phrase est incompréhensible ? Disons plus simplement que les salons de discussions sont physiquements représentés par des pièces décorées selon les goûts de ceux qui la fréquentent. Cette dimension offre donc des possiblités de mise en scène qui m’ont vraiment plu. Ajouté à ça une bande son du tonnerre, relevant le rythme un peu mou de temps à autres. J’ai également regretté le manque de décors londoniens, malgré un petit aperçu de Regent’s Park et de Camden Town. Quant au casting, Aaron Johnson (Kick Ass) mène parfaitement la danse, Imogen Poots embrasse un rôle de bourgeoise parfait et Hannah Murray (déjà vue dans la serie britannique Skins) celui d’une niaiserie qui en deviendrait presque une habitude !
Au final, un peu long par moment, mais le thème principal (et parfois très caricaturé) de la dérive des relations virtuelles est dans son ensemble bien traité, en ces temps de remise en question sur les réseaux sociaux et la vie privée.
16
avr
Découvert au cours d’une discussion avec des amis de Berlin, ce film a eu le don de me marquer.
(bref) Synopsis by allociné :

A travers le portrait d’un producteur berlinos fictif, DJ Ikarus, plongée dans la scène électronique allemande.
Berlin est belle et bien la capitale de la nightlife, pour en avoir goûté un morceau, et Hannes Stöhr, le réalisateur, ne se prive pas de nous la montrer sous des angles qui peuvent paraîtres excentriques, voire trash mais toujours ancré dans la réalité. Paul Kalkbrenner interprète à merveille ce DJ détaché de la réalité, livré à différentes sortes d’addictions nocturnes, luttant pour continuer de vivre ce rêve éveillé malgré les dangers encourus pour sa santé physique et mentale. Simple observatrice, la caméra nous fait pourtant frissonner en nous faisant ressentir chaque sentiment du personnage central, chaque humeur.
Si ces sentiments sont aussi bien transmis, ce n’est pas seulement grâce à ces prises de vues, mais aussi grace à une bande originale de haut vol. DJ dans le film, mais aussi dans la réalité, Paul Kalkbrenner a concocté la bande son à base de ce qu’il fait de mieux : la minimale, sorte d’electro ambiante répétitive très populaire en Allemagne. Appréciant un minimum l’electro, j’ai tout de suite accroché, tout d’abord dans les clubs berlinois, mais surtout dans Berlin Calling. « Sky & Sand », « Aaron », « Azure », « Altes Karmuffel » et « Absynthe » sont les titres qui m’ont le plus envoûté, aussi bien dans le film que par la suite.
On retiendra de Berlin Calling sa bande originale travaillée, les images du film manquant un peu de punch, donnant tout de même un résultat appréciable combiné à la bande son.
La bande originale
La bande annonce
15
juil
Envie d’un p’tit ciné, mais les temps sont durs ? Les salles de cinéma Galactis sont la solution. Ce cinéma gratuit tenu par Edouard Michel vous fera profiter de moult films à vous couper le souffle pour pas grand chose. 11 salles, des hôtesses accueillantes et des films de qualité, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment sans dépenser un kopeck.

Plus sérieusement, le cinéma Galactis est fictif mais son projet bien réel. Thomas BELAIR, Sébastien ESPANOL et Florent LAHOUSSE, dont j’ai déjà eut l’occasion de parler pour leurs diverses collaborations sur des projets tels que Les Jouvenceaux, ont produit avec toute une petite équipe une série de neuf fausses bandes-annonces, à l’origine pour le Festival du Film Court d’Angoulême. La projection de ces bandes-annonces eut lieu entre chaque court-métrage lors du festival (outre une certaine censure sur deux d’entre elles, et que selon moi la plupart des bandes-annonces à elles seules auraient valu la peine d’être considérées comme des courts-métrages à part entière par le festival, mais apparemment l’humour ne fait pas recette au sein de l’organisation).
Je vous laisse donc découvrir sur le site (rudement bien gaulé au passage), les neuf productions des différents réalisateurs :
Parmi les bandes annonces réalisées, mes favorites sont sans aucun doute :
Pendant Ce Temps, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Rickson, de Thomas BELAIR

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Le Film Le Plus Court Du Monde, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
C’est donc une seconde vie version « grand public on the web » que s’offrent ces bandes-annonces par le biais du cinéma Galactis, pleines de surprises et d’humour en toute légèreté.
9
juil
Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard et Michael Mann, l’affiche est croustillante. Etant un grand fan de films de « gangsters » et plus généralement sur les différentes pègres, je ne pouvais pas manquer Public Enemies.
Synopsis by allociné :
Basé sur l’histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l’Amérique des années 30. Avancé comme « l’ennemi public numéro 1″ par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux des plus efficaces.
On s’attend donc déjà à une ambiance et un scénario dans la veine du film Les Incorruptibles de Brian de Palma en 1987 avec un John Dillinger en guise d’Al Capone. Pour ce qui est de l’ambiance, elle est presque là, les décors et les costumes nous y font croire toujours. Pour ce qui est du scénario c’est une toute autre histoire.
Le début du film est pourtant prometteur, une évasion de prison certes un peu tirée par les cheveux, mais qui donne son petit lot de piquant. Passée l’introduction des différents personnages c’est la fin. Un braquage, deux braquages, un petit tour en cabane, une évasion à la noix laissant le doute planer sur la santé mentale des équipes pénitentiaires, une grosse fusillade forestière et voilà pour ce qui est pas trop mal. Tout comme dans ses précédents films et notamment dans Heat, c’est beaucoup trop long, on s’ennuie à mourir sur certaines scènes qui n’ont aucune influence ni sur le scénario, ni sur la construction des différentes personnalités. La mise en scène de la fin est également trop prévisible, effet déjà ressenti dans Collatéral en 2004, toujours de Michael Mann. Alors on imagine toute sortes de possibilités, pour finalement s’en tenir à ce qu’on avait prédit.
Côté acteurs, un Johnny Depp impeccable toute comme son collègue Christian Bale qui a rangé les collants mais pas son charisme irréprochable. Quant à Marion Cotillard, pour qui notre Johnny braquerait la banque de France à coup de C4 s’il en avait eu l’occasion, pourquoi pas, mais je reste peu convaincu.

Melvin Purvis (Christian Bale)
Je ne m’attendais non pas à quelque chose d’exceptionnel, mais au moins à quelque chose de plus tarabiscoté. Peu de suspense et du traînage en longueur pour de l’action qui finalement ne rattrape pas le tout, c’est dommage, il y avait sûrement moyen de bâtir un monument avec des pointures pareilles.
30
juin
Parce que même si notre année de DUT en Services et Réseaux de Communication vient de s’achever, il y a toujours de belles surprises d’après-coup, comme ce court métrage, intitulé Les Yeux de Marilyn et réalisé dans le cadre d’un projet tuteuré par mes collègues de SRC Angoulême.

Plutôt original et captivant, j’aime.
Le site officiel (avec les photos, le casting et tout et tout…)










