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20
nov
Playlist tardive, playlist hommage à mon festival favori ce mois-ci et celui dont tout le monde parle ces temps-ci : la Garden Nef Party.
- « For What It’s Worth » – Placebo : la tête d’affiche par où tout a commencé en 2006.
- « Again » – Archive : Archive et leur titre phare programmé avec Placebo sur l’édition 2006.
- « No Cars Go » – Arcade Fire : édition 2007 cette fois, avec un groupe qui a fait chavirer une certaine p’tite Pimousse.
- « Weightless » – Nada Surf : première grosse tête d’affiche de l’édition 2008 et son « Weightless » envoûtant.
- « Try It Again » – The Hives : le coup de pied dans le derche en live de 2008.
- « I Wanna Be Your Dog » – Iggy & The Stooges : l’Iguane et ses compères n’ont pas hésiter semer le chao sur la ferme des valettes, toujours en 2008.
- « Abbesses » – Birdy Nam Nam : difficile de passer après la troupe d’Iggy, les Birdies s’en sont pourtant très bien sortis.
- « The Dragster Wave » – Ghinzu : froids, mélancoliques mais entrainants, les belges de Ghinzu n’ont pas manqué leur live sur l’édition 2009
- « Litzstomania » – Phoenix : une prestation peu dynamique, mais un single qui en envoie.
- « Yr Mangled Heart » – Gossip : Beth Ditto et ses acolytes ont marqué le cru 2009 par leur charsime et leur performance scénique pourtant assagie.
- « Take Me Out » – Franz Ferdinand : LA tête d’affiche 2009, et LE titre qui a décoiffé tous les festivaliers.
Comme d’hab le player est également disponible dans rubrique Jukebox de la barre latérale.
Bonne écoute ;)
17
nov
Mardi 17 Novembre, je checke ma boîte mail comme tous les jours. Entre mails incongrus, notifications Facebook et newsletters diverses je passe en revue ce fourre-tout mailistique jusqu’au moment où je tombe sur la newsletter de l’association angoumoisine (d’Angoulême) La Nef. Et là ce fut le drame.
En effet l’association mère du festival Garden Nef Party vient de prendre la décision de le clore définitivement. La raison est la plus simple du monde et concerne (évidemment) le financement. Chaque année le festival ne cessait de croître et d’acquérir de nouveaux adeptes et une réputation grandissante, il était donc nécessaire à l’équipe organisatrice d’y mettre les moyens conséquents — et donc supérieurs aux années passées — pour l’édition 2010. Cependant, pour des raisons cette fois-ci moins évidentes, les pouvoirs publics charentais et angoumoisins ne l’ont pas entendu de la même oreille et ne dansent donc pas sur le même rythme… La décision fut donc prise le 15 Novembre dernier, date à laquelle la Ville d’Angoulême a rendu sa décision de donner au mieux les mêmes moyens que pour les éditions précédentes.

En à peine 3 ans, la Garden Nef Party a su se construire une image de festival rock à ne pas louper. D’abord en 2006, s’offrant une édition-test avec Placebo et Archive jusqu’en 2009 avec Franz Ferdinand en passant par les éditions 2007 et 2008 respectivement marquées par Muse, Iggy Pop et The Hives. Entre choc et agacement envers les pouvoirs publics angoumoisins, cette décision m’affecte particulièrement. Bien qu’ayant assisté à deux éditions — dont une marquante en tant que bénévole — sur les trois et demi, je suis sur le c*l. Tout semblait si parfait, peut-être trop.
Souvenirs, souvenirs…

The Raconteurs (édition 2008)

The Hives (édition 2008)

Avec Philippe Manoeuvre (édition 2008)

Phoenix (édition 2009)

Izia (édition 2009)

Gossip (édition 2009)
Lire le communiqué de presse dans la Charente Libre
Un groupe Facebook a tout de même été créé en guise de défouloir : Rendez-nous la Garden Nef Party !!!
Lire ma review de l’édition 2008
Lire ma review de l’édition 2009
21
juil
Au menu du samedi 18 juillet :

GARDEN STAGE
ETIENNE DE CRECY
GOSSIP
SANTIGOLD
THE TING TINGS
COLD WAR KIDS
PAPIER TIGRE
VALETTES STAGE
MIX MASTER MIKE & RAHZEL
TV ON THE RADIO
THE JIM JONES REVUE
ZONE LIBRE VS CASEY & HAME
JOHN & JEHN
TREE STAGE
DJ FRENCH TOURIST + DJ CAPTAIN
CONCERTS SAUVAGES
FEROMIL + ADRIEN MONTEIRO
Une nuit au camping agitée, entre cris « aaaaapérooooo!!! » à longueur de temps et chaleur tentienne, et on y retourne. Le temps de vendre et d’échanger quelques tickets conso et c’est déjà reparti.
Ce sont les français du groupe indie rock Papier Tigre qui ont eu la difficile tâche d’ouvrir le bal de ce samedi 18 juillet à 17h sur la Garden Stage. Du rock parfois entraînant, mais des rythmes hâchés la plupart du temps, ne facilitant pas le bougeage. Je n’ai pas vraiment accroché ni sur le son, ni sur le jeu de scène.

Papier Tigre
J’ai ensuite pu voir le duo anglais des Ting Tings vers 20h30. Une Katie White plutôt hyperactive accompagnée d’un batteur omniprésent, ça envoie pas mal. Seul petit reproche : pourquoi ne pas avoir engagé un bassiste au lieu de diffuser les lignes basses en bande sonore ? (en particulier sur « Shut Up And Let Me Go » où la basse joue un rôle très rythmique).

The Ting Tings
Libéré pour 22h de mes tickets, je m’attendais à voir Santigold, ne connaissant presque pas cette artiste. Ce n’est pas ce jour là que je la découvrirai : elle a été déprogrammée une heure avant pour cause médicale. Le planning a donc été quelques peu modifié par l’organisation et c’est au set de Mix Master Mike & Rahzel sur la Garden Stage auquel j’ai pu assister, initialement prévu sur la Valette Stage. Rahzel, membre influent de The Roots, maître du human beatbox, accompagné du DJ des Beastie Boys, Mix Master Mike, ça c’est du spectacle; c´est les tables de mixage qui vont chauffer ! Rahzel nous surprend avec ses exploits beatboxiens et Mix Master Mike nous livre ensuite un set très osé mais magnifique, n’hésitant pas un remix de « Misty Mountain Hop » de Led Zeppelin et celui d’un « Killing In The Name Of » de RATM, en passant par un « Song 2″ de Blur. La groossse claque !

Mix Master Mike & Rahzel (Crédits photo : Sarah Seene)
Il est presque minuit lorsque l’introduction du titre « Pop Goes The World » de Gossip résonne. Beth Ditto, la chanteuse charismatique de la formation américaine, fait son entrée sur la Garden Stage quelques dizaines de secondes après pour commencer à faire bouger un public nombreux.

Gossip
Beaucoup de titres du dernier album y passent en plus de celui d’introduction : « Men In Love », « 2012″, « Four Letter Word », « Love Long Distance », « Heavy Cross ». On a tout de même le droit à un « Standing In The Way Of Control » électrique. Le public bouge, mais le show reste tout de même très calme sur scène. Dommage, j’en avais entendu plus sur les exploits scéniques de la formation.

Gossip
Gossip – « Love Long Distance » (crédits vidéo : Naty2106)
Quelques tickets plus tard, c’est le DJ Etienne de Crécy, au milieu de son cube fluorescent qui vient conclure le festival. Comme son collègue Vitalic, de la basse en veux-tu en voilà et l’impression d’écouter toujours la même chose (je ne suis pas un trèèèèèès grand fan d’électro French Touch, je n’irais donc pas titiller les clubbers qui me diront que c’est exceptionnel). Le spectacle est assuré par l’imposant cube de lumière et le set a duré presque une heure et demie…
Etienne de Crécy (Crédits vidéo : jer87ful)
C’est la fin, l’heure des comptes au stand tickets, l’heure des au revoir avec les autres bénévoles de l’équipe, mais début de la courte fête sur le camping pour les autres. Même si la programmation et les prestations n’étaient pas à la hauteur de l’année passée, le côté bénévole ne m’a pas déplu et ce sont toujours de bons moments de rigolade ;)
20
juil
C’est entre averses et éclaircies mais surtout avec de l’électricité sur scène que s’est tenue l’édition 2009 de la Garden Nef Party à Angoulême.
Cette année, c’est du côté des bénévoles que j’ai pu redécouvrir le festival et l’envers du décor. Ca sera donc un live report toujours aussi personnel ;)
Au menu du vendredi 17 juillet :

GARDEN STAGE
VITALIC
FRANZ FERDINAND
GHINZU
PHOENIX
STUCK IN THE SOUND
VALETTES STAGE
BOSS HOG
THE NIGHT MARCHERS
BLOOD RED SHOES
SLEEPY SUN
JOE GIDEON & THE SHARK
IZIA
TREE STAGE
DJ FRENCH TOURIST + DJ CAPTAIN
CONCERTS SAUVAGES
MONOTONIX
FEROMIL + ADRIEN MONTEIRO
Vendredi matin, 11h, je récupère mon « kit bénévole » à la Nef, et direction le parking VIP puis le camping avec mes compères de bénévocovoiturage. C’est vers 15h que je redécouvre le site, quasi-identique à l’année passée.

Après avoir croisé Alex Krapranos des Franz Ferdinand avant l’ouverture du site et quelques recommandations aux bénévoles plus tard, les premiers festivaliers débarquent, suivi du premier concert.
Assuré par la jeune Izia, fille de Jacques Higelin, et son trio de musiciens, le coup d’envoi rock’n'roll de la Garden 2009 est sifflé à 17h. C’est avec des compos punk/rock que le quatuor nous fait remuer devant la scène secondaire du festival. Une voix démentielle et de l’énergie ce n’est vraiment pas ce qui manque à cette chanteuse qui monte. Un jeu de scène parfois excessif mais tellement bon, ce début de festival promet.

Izia
Une heure de bénévolat aux tickets conso, une heure de pause, voilà un accord qui me convient. Direction le stand dédicaces où se trouve encore pour quelques minutes la formation belge Ghinzu. L’équipe est au complet et c’est sur mon gobelet que le batteur et le guitariste principal esquissent une signature.

Ghinzu en dédicaces
Vers 19h20 les français de Phoenix entrent en scène pour un set d’environ une heure. Entre nouvel album et classiques, Phoenix nous a offert un bon échantillon de leur musique, de « If I Ever Feel Better » à « Lisztomania » en passant par « Run Run Run ». Peu de mouvement sur la scène pourtant personnalisée au logo du dernier album de la formation.

Phoenix
Quelques dizaines de tickets vendus, je retourne devant la Garden Stage pour voir les Ghinzu vers 21h. Gros choc, un son vraiment pourri, des basses dans tous les sens et des aigus qui saturent, c’est dommage les ambiances créées par le groupes avaient l’air plutôt sympa. Même sur leur meilleurs titres « The Dragster Wave », « Cold Love » et « Do You Read Me », la qualité sonore n’était pas au rendez-vous. Le spectacle était pourtant là.


Ghinzu
C’est LA tête d’affiche du festival, ceux que j’ai bien suivi cette année, les Franz Ferdinand (voir ma review de leur dernier album). Il est 23h quand la formation entre en scène et c’est partie pour plus d’une heure et demie de folie. « Ulysses », « Now You Girls », « Take Me Out », ancien comme nouveau, tout y passe ou presque. Le spectacle est assuré par le chanteur et les fonds visuels, même si un coup de boost supplémentaire n’aurait pas été de trop. Le public bouge lui aussi, ça le fait. Au bout d’une heure la formation plie bagages sur un regroupement des musiciens pour un quatuor de batterie pour mieux revenir avec un rappel d’une demie heure (rien que ça !).

Franz Ferdinand
Il est 1h est c’est le DJ français Vitalic et son miroir triangulaire qui font bouger les premiers rangs. De la basse en veux-tu en voilà, du spectacle, beaucoup moins. Je n’ai vraiment pas aimé cette partie electro de la soirée. (J’ai largement préféré les mixs sur la Tree Stage).
Une bonne soirée, finie au camping en compagnie des autres bénévoles, le tout pour être en forme le lendemain (ou pas).
16
juil
Les habitués du PunkArtBlog connaissent déjà le tout jeune festival se tenant à Angoulême dont j’ai pris habitude de parler : la Garden Nef Party. La programmation de cette troisième édition est un peu moins croustillante que celle de l’an dernier à mon goût, mais ça risque tout de même d’envoyer le pâté.

Vendredi 17 juillet
Franz Ferdinand
Ghinzu
Phoenix
Vitalic
Izia
Sleepy Sun
Boss Hog
Blood Red Shoes
The Night Marchers
Stuck In The Sound
Samedi 18 Juillet
Gossip
The Ting Tings
Cold War Kids
Santigold
Etienne de Crecy
Mix Master Mike & Rahzel
TV On The Radio
The Jim Jones Revue
Zone Libre vs Casey & Hamé
John & Jehn
Cette année encore je retourne y faire un petit tour. Franz Ferdinand, Gossip, Phoenix et Ghinzu sont mes préférences d’avant-festival, on verra bien ce que ça donne ! C’est en tant que bénévole que je serai présent sur le festival, aux tickets conso vers les arbres au milieu du site pour ceux qui voudraient essayer de me corrompre ;-)
6
juil
Semaine riche en rock’n'roll avec le festival Zones Blues à Avoine. Après Alvin Lee jeudi dernier, c’est Status Quo que j’ai eu l’occasion d’admirer hier, pour le dernier jour du festival. Programmé à 18h pour réveiller les vieux du coin, le quintet n’a pas manqué à sa tâche. C’est sur une scène sobre mais sexy que s’est tenue leur (peut-être trop courte ?) prestation d’un peu plus d’une heure et demie.

Mediators coincés sous les plaques de leurs Fender telecasters, les guitaristes font leur entrée suivis de près par le bassiste, le claviériste et le batteur.

A coups de riffs boogies violentés et efficaces la formation anglaise déchaînée fait bouger et chanter le public décidément en forme pour une moyenne d’âge frôlant celle du départ à la retraite à la SNCF.

Les « Caroline », « Rockin’ All Over The World » et autres « Whatever You Want » ne sont pas oubliés ainsi qu’un très attendu « In The Army Now », de l’album du même nom.
Le bassiste John « Rhino » Edwards fait le clown avec sa basse sans tête, le leader Francis Rossi fait de même et délire avec le public, quant au guitariste Rick Parfitt il ne manque pas de me rappeler un certain Johnny Ramone dans son jeu de scène (et peut être sa coiffure ? ).

Un concert du tonerre, un solo de batterie envoûtant et des showmen hors-normes, les Status Quo, que je ne connaissais pas si bien que ça, n’ont pas manqué de me surprendre.

3
juil
Du blues rock à l’état pur hier soir avec le légendaire Alvin Lee, si si le charismatique et impressionnant leader du trio de Ten Years After à la grande époque. Je n’ai pas encore fini d’user d’adjectifs élogieux pour illustrer mes impressions dans le reste de cet article.
Le nom du festival, Zone Blues, ne vous dira rien et la ville, Avoine, peut-être encore moins. C’est bien dans la campagne tourangelle que le blues s’est donné rendez-vous cette semaine. Il suffit juste de lire deux lignes plus haut pour comprendre à qui l’ouverture de ce festival a été confié.
Il est un peu plus de 21h, la déco hippie des 60′s de la scène de la première partie Beverly Jo Scott détend l’ambiance et la moyenne d’âge peine à passer sous la barre des 50 ans. Les seuls jeunots présents se voient félicités par les plus âgés (j’ai pas dit les anciens).

C’est l’heure pour Beverly Jo Scott de faire son entrée sur scène, accompagnée de ses musiciens. C’est bien un voyage vers les 60′s que la blueswoman nous propose, en rendant hommage à différents artistes tels que Otis Redding et principalement Janis Joplin.


Un set d’1h30 vacillant entre blues planant et rock énergique. Simply magnificent !
Quelques verres et quelques techniciens plus tard, c’est au tour d’Alvin Lee de faire son entrée sur la scène dont la déco est redevenue un peu plus classique pour l’occasion. A peine le temps de se voir ovationné que sa célèbre Gibson rouge s’enflamme pour nous délivrer un blues aussi pêchu qu’un Mike Tyson un soir de combat contre Holyfield.

Pendant plus d’une heure et demie s’enchaînent classiques et soli interminables que magnifiques aussi bien à la guitare qu’à la batterie. Puis soudain un « Hey, let’s get back to Woodstock » résonne. Le solo d’intro ne se fait pas attendre et « I’m Going Home« , titre auquel il doit sa renommée internationale, est bel et bien lancé.

Le public n’en revient pas d’une telle performance et les frissons m’envahissent de plus en plus à chaque note. À 65 ans, ce type est encore une légende.
Une bonne grosse claque, une prestation tout simplement mémorable.





