gomorraCe soir c’était cinoche, et non, je n’ai pas été voir la chauve souris en collants (même si d’ailleurs il paraît que c’est pas mal). Non ce soir j’ai été voir Gomorra. Etant attiré par les films a tendance mafieuses et gangstéristiques, je ne pouvais pas passer à côté. Ce film est italien, en VOST FR, réalisé par Matteo Garrone et Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2008.

Synopsis :

« On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. » Cet empire, c’est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.

source : allocine.fr

Après avoir lu quelques critiques, je ne m’attendais pas à un bon De Niro, mais plutôt à une fiction-documentaire à la Redacted de Brian De Palma. L’entrée en matière se fait sans détours, laissant place à une marre de sang en guise d’introduction au film. S’ensuit une présentation rapide des différents personnages, pas forcément tous liés au long du film. On y découvre leurs lieux de vie, leurs confrontations quotidiennes à la misère et au règne des bandes mafieuses dans les faubourgs napolitains. Quelques scène d’actions par-ci, par-là sur les chemins des personnages suivis, et là c’est la coupure, le rythme déjà lent du film se casse, pour reprendre de plus belle tout en restant saccadé. C’est à ce moment là que les différents destins des personnages sont révélés. La dernière scène du film reprend la scène d’introduction avec des meurtres commis de sang froid. Il n’y a globalement pas vraiment « d’histoire » en tant que tel mais une approche volontairement réaliste des faits.

gomorra

Au niveau des thèmes abordés, rien ne nous est vraiment appris ; le traitement douteux des ordures napolitaines par la Camorra, le trafic de drogue, l’embrigadement des enfants au sein des « familles », la contrefaçon, la trahison ou encore la protection/racket. La manière dont sont abordés tous ces sujets n’ont définitivement rien à voir avec celle utilisées dans des films tels que Le Parrain ou encore Les Affranchis où une certaine « éthique » est respectée. Pas de jolis costumes, dans Gomorra, c’est la jungle, on change de famille (enfin on essaye) comme de pantalon. Le seul rapprochement que l’on peut y faire est que jamais on n’entendra le mot « mafia », et dans Gomorra le nom Camorra. une chose qui m’a plutôt choqué, c’est l’impression que les autorités sont complètement absentes de tous les trafics, alors que le sujet de la corruption de celles-ci n’est (quasiment pas) pas abordé.

Côté bande-son, j’ai trouvé ça admirable ;  associée à des plans serrés assez fréquents, on est vraiment imprégné de l’ambiance, par les bruitages, les fonds sonores, … Une partie de la bande-originale est même signée par les anglais de Massive Attack.

Du cinéma italien, comme on a pas l’habitude d’en voir et au final, j’ai trouvé ce film bon, sans pour autant me satisfaire pleinement, je dois avouer que je m’attendais à un petit peu mieux. A vous de juger si l’envie vous prend 😉

La bande-annonce :

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