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1
mai
Tracklist:
« Marcel attack ! » – 2. « Nous n’avons plus les moyens » – 3. « Tuma » – 4. « Décomplexé » – 5. « Elle veut plus me donner la main » – 6. « Pigeons vaches » – 7. « La baignoire de Cloclo » – 8. « Un jour viendra » – 9. « Restons calmes! » – 10. « Susceptible » – 11. « Raconte la suite part1″ – 12. « Trop de trop » – 13. « Super bricoleur » – 14. « Révolution » – 15. « Raconte la suite part2″ – 16. « Comme les Filles » – 17. « Elle est pas d’humeur » – 18. « Au Marché »
Date de sortie : 27 avril 2009
Après de nombreux concerts, les nordistes de Marcel Et Son Orchestre ont fait leur retour en studio pour nous concocter un successeur à E=CM2 sorti en 2006. Son nom : Bon Chic… Bon Genre !, de quoi faire entrer le groupe dans tous les carrés VIP.
Je ne connais pas particulièrement cette formation et j’ai eu l’occasion de la découvrir un peu plus en détails grâce à cet album. A base de « Ska-Punk Moules Frites » comme ils aiment à se qualifier, le septuor navigue entre des touches d’humour des Fatals Picards et des touches instrumentales proches de La Ruda Salska.
Pour entamer la galette, « Marcel Attack ! » avec des airs un peu mystérieux, fixant une atmosphère stressante mais festive. Sur un petit air d’antan trompetisé et tout en choeur, « Nous n’avons plus les moyens » tourne en dérision la condition ouvrière. Ce n’est à partir que de ce moment là que l’album a commencé à m’interpeller, avec « Tuma ». Cet air d’orgue et cette voix semblent familiers, comme sortis d’un tube de variété française des années 80. Les trompettes arrivent pour compléter le tout et le rendre vraiment entraînant. Une fois mon oreille accrochée, « Décomplexé » se laisse écouter tout seul jusqu’à ce que « Elle Veut Plus Me Donner La Main » raisonne ; c’est l’histoire d’un papa prêt à tout pour ne pas voir sa petite fille grandir, le tout sur le ton d’un humour impeccable. Petite interlude ensuite avec « Pigeons Vaches », qui malgré son humour m’a fait l’effet d’une grosse coupure dans cette petite montée en puissance.
On reprend avec des airs discofunky des 70’s pour une parodie Claude Françoisienne intitulée « La Baignoire de Cloclo ». Le côté funky est sympa, mais je n’ai pas été emballé plus que ça sur ce titre. L’album me semble un peu creux à partir de ce moment là, enchaînant titres peu captivants jusqu’à ce que « Raconte La Suite Part.1″ fasse entendre ses premiers accords de guitare folk reposants. Dans un style proche de celui des Wriggles, c’est l’histoire d’un type…
Avant la deuxième partie de cette histoire, les titres suivants ne m’ont pas plus accrochés mis à part «Révolution» et son lot de festivités. Après « Raconte La Suite Part.1″, encore une petite interlude d’une quarantaine de secondes qui tourne le machisme en dérision sur des beats boite-à-rythmés. Gros regain d’intérêt avec « Elle Est Pas d’Humeur », à quoi? Vous vous en doutez bien. Pour joliment conclure cet album, c’est « Au Marché » que Marcel Et Son Orchestre décrivent celui de Dunkerque.
Au final, « Elle Veut Plus Me Donner La Main » reste ma chanson favorite, avec un son punk et ses paroles très décalées. Je ne m’attendais pas à autant d’humour de la part de la formation et côté musical, même si je ne suis pas un grand fan de ce style, la galette se laisse facilement écouter. Les amateurs de ska-punk-rock-festifs-moules-frites devraient grandement apprécier.
20
mar
1. « Le combat ordinaire » – 2. « Lady Diana » – 3. « Ma baraque aux Bahamas – Intro » – 4. « Ma baraque aux Bahamas »- 5. « Les Princes du Parc » – 6. « Chinese Democracy (valse de Chine) » – 7. « Seul et célibataire 2″ – 8. « Boum » – 9. « C’est l’histoire d’une meuf » – 10. « Mon père était tellement de gauche » – 11. « Le jardin » – 12. « Canal St Martin »
Date de sortie : 2 mars 2009
La formation pop/rock/punk/chanson française qui nous avait fait rêver avec «L’Amour A La Française» lors de l’Eurovision 2007 est de retour. Elle nous propose depuis le 2 mars le successeur de Pamplemousse Mécanique, intitulé Le Sens de La Gravité.
Jeux de maux, rimes en «o», …
C’est sur un air de guitare acoustique que l’on entame l’album avec «Le Combat Ordinaire». Leurs si célèbres textes à base de cynisme, boutades, métaphores et autres jeux de mots en tout genre se font entendre dès le premier morceaux. Mais c’est bien sur les troisième et quatrième morceaux que l’actualité rejoint l’esprit créatif des Fatals Picards avec le diptyque «Ma Baraque Aux Bahamas». Inutile de préciser que les américains et autres capitalistes en prennent pour leur grade sur des airs gospel pour l’intro et country pour la suite. La piste «Les Princes du Parc» n’est pas en reste et n’est évidemment pas sans rappeler le titre «P.S.G» des Wriggles.
Un groupe écolo, il recycle
La recette est simple : on récupère les titres qui ont le plus marché sur le précédent album et on en fait une petite reprise pour combler deux pistes de plus sur une nouvelle galette. Sur le principe, je ne demande qu’à voir, mais là… c’est la «Catastroce» ! On assiste tout de même à des instrumentaux qui semblent un peu plus travaillées. Le tempo de «Mon Père est Tellement de Gauche 2» est ralenti, ajoutant une dimension mélancolique au récit de cet enfant noyé dans le socialisme. «Seul et Célibataire 2» fait lui aussi dans le mélodrame et les textes s’en trouvent changés au profit de métaphores beaucoup moins drôles que l’édition précédente. Deux titres qui m’ont peu convaincu, comment faire mieux que mieux ?
Des thèmes toujours aussi engagés
La pochette de l’album fixe tout de suite l’orientation politique de de la formation avec cette parodie d’affiche de propagande communiste. Plusieurs thèmes d’actualité sont abordés, tel que le travail et ses difficultés («Le Combat Ordinaire»), les Jeux Olympiques de Pékin («Chinese Democracy», titre parodié des Guns N’ Roses) ou encore l’immigration et le logement («Le Jardin», «Canal St-Martin»). Ces thèmes sont traités en toute légèreté, jonglant entre humour et fatalité, liberté d’expression et inquiétude.
Il est où le pamplemousse ?
Leur style musical tant apprécié est toujours là. En revanche, on ne pouvait évidemment pas s’attendre à un niveau aussi élevé que sur la galette précédente. Les jeux de mots sont toujours agréables mais peu innovants et marquants. La formation semble s’essouffler d’après les deux reprises moyennes qu’elle nous propose. Le Sens de la Gravité n’est pas un mauvais album en soi, mais il reste loin de ce que la formation a pu nous offrir.
NB : l’impasse a été faite sur le titre si polémique « Le Jour de la Mort de Johnny » pour cette critique.
19
fév

Superbus – Lova Lova
1. »Nelly » – 2. « Addictions » – 3. « I Wanna Be You » – 4. « Hello Hello » – 5. « A La Verticale » – 6. « Just Like The Old Days » – 7. « Gogo Dance Show » – 8. « London Town » – 9. « Call Girl » – 10. « Apprends Moi » – 11. « Keyhole » – 12. « Lova Lova » – 13. « Rise » (bonus track)
Date de sortie : 6 février 2009
Après avoir surfé en 2006 sur la vague «pin-up rock» des 60’s avec leur album Wow, le quintet nous propose depuis le 6 février dernier leur vision d’un nouvel univers musical avec Lova Lova.
Et si on tentait la New Wave?
Inutile d’aller plus loin que les dix premières secondes de l’album pour prendre possession de l’univers dans lequel on nous plonge. Coincé entre The Cure et Depeche Mode, on attendrait presque que Robert Smith (The Cure) entame le chant sur «Nelly». Cette idée nous échappe rapidement lorsque Jennifer Ayache, la leader de la formation, pose sa voix sur cet ensemble musical synthétique. Si Wow regorgeait de quelques touches électro, Lova Lova est quant à lui tombé dans la marmite quand il était petit. Même si les fonds musicaux à base de synthétiseurs et de batterie réglée comme une boîte à rythmes sont typiques de la new wave des 80’s, ils n’en restent pas moins abrutissants une fois l’album entier écouté. On s’y méprendrait presque de reconnaître «Sweet Dreams» sur l’intro de «Just Like The Old Days». Les rythmiques simplistes à la guitare rappellent en revanche le ton pop-rock de la formation, notamment sur «I Wanna Be U».
Cabarets, call-girls & co
A l’image des précédentes galettes, Superbus excelle dans le texte niais («Addictions», «Lova Lova», …). Comme à l’accoutumée, Jennifer Ayache signe la composition des instruments et des textes de quasiment tous les morceaux. Et non, elle «n’a pas la science infuse» uniquement sur «Apprends-moi», mais sur l’ensemble des textes. Ce n’est donc pas sur cet album que l’on reniera ce qui a fait le succès du groupe. Comme on ne change pas une équipe qui semble gagner, les textes restent pour la plupart chantés en français et/ou en en anglais. En revanche, finies les histoires de chewing-gum, place aux talons aiguilles («Call-Girl»), au voyeurisme («Keyhole»), aux addictions diverses («Addictions»), aux gogo-danceuses («Gogo Dance Show») et enseignes à base de néons fluorescents («La Pochette»).
Un style musical qui évolue
Néanmoins, quelques titres énergiques sortent du lot tels que «Rise» et «Key Hole» qui tendent à rejoindre un style électro-rock parfaitement exploité par la formation américano-écossaise de Garbage. L’ensemble de certains morceaux et du nouvel opus en général paraît manquer de rythme, misant tout sur les ambiances «new wave» et en délaissant une partie du style sonore simpliste qui les caractérisait. La musique du groupe évolue au fil du temps et on ne peut leur reprocher de faire des infidélités à leur style originel. Il faudra maintenant penser à des textes un peu plus élaborés !
5
fév
Franz Ferdinand - Tonight : Franz Ferdinand
1. « Ulysses » – 2. « Turn It On » – 3. « No You Girls » – 4. « Send Him Away » – 5. « Twilight Omens » – 6. « Bite Hard » – 7. « What She Came For » – 8. « Live Alone » – 9. « Can’t Stop Feeling » – 10. « Lucid Dreams » – 11. « Dream Again » – 12. « Katherine Kiss Me »
Date de sortie : 27 janvier 2009
Quatre printemps après leur dernier album You Could Have It So Much Better, les Ecossais de la formation rock Franz Ferdinand reviennent sur le devant de la scène avec une nouvelle galette intitulée Tonight : Franz Ferdinand.
Une sensation de résurrection
Quelques notes de basse, un rythme de batterie et une voix chuchotante : on assiste au réveil du groupe dès le premier morceau, «Ulysses». Ce premier single aura à la fois la capacité de faire douter les fans de la première heure mais aussi d’accrocher les moins connaisseurs.
Turn it On, qu’on écoute un peu ce que ça donne
Une fois les oreilles lentement réveillées par l’introduction, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Le bassiste, nous met au parfum dès le deuxième titre à coup riffs ravageurs qui donnent le ton de l’album entier. Les titres «Can’t Stop Feeling» et «Send Him Away» sont l’exemple parfait d’une basse. Même si on rencontre une basse omniprésente, les riffs guitaristiques ne sont pas en reste et signent le style sonore du groupe. L’ultime tiercé : «No You Girls», «Bite Hard» et «What She Came For».
Douce Nuit
Du côté des textes, on rencontre un attrait particulier pour le monde de la nuit et des joyeux lendemains : fête («Ulysses»), amour («Can’t Stop Feeling», «Twilight Omens», «Live Alone») expériences droguistiques («Ulysses»), sexe («No You Girls»), le rêve («Lucid Dreams», «Dream Again»)… C’est à se demander si les textes n’auraient pas pu être écrits par des étudiants. Pour compléter cette ambiance, la pochette, non plus marquée par le constructivisme et le Bauhaus, affiche clairement l’univers du célèbre photographe nocturne Weegee.
Douze titres, pas un de moins, mais huit de plus
Les amateurs d’extented plays, de B-Sides et autres joyeusetés extra-album vont être ravis puisque la version deluxe offre une deuxième galette intitulée Blood comprenant des reprises dub/electro des titres de la première. Ceux qui n’avaient pas aimé la petit touche électronique vont regretter d’avoir opté pour l’achat de cet extented-fourre-tout.
Les temps changent
Même si le deuxième opus tranchait avec le premier, Franz Ferdinand nous avait habitué à un rock énergisé, rempli de guitares à la mélodie survoltée dont l’exemple connu de tous s’intitule «Take Me Out». Avec la sortie de Tonight : Franz Ferdinand, la formation nous offre une autre vision musicale. Les claviers sont surmixés, notamment sur «Lucid Dreams» et se voient offrir des sonorités électroniques au contraire des deux précédentes productions. Effet de mode ou choix artistique profond, les britanniques de Bloc Party se sont également posé la question avec leur récent album Intimacy.
Un album avec ses bons et mauvais côtés, qui marque une évolution notable dans l’orientation musicale de la formation.
21
août
Ce soir c’était cinoche, et non, je n’ai pas été voir la chauve souris en collants (même si d’ailleurs il paraît que c’est pas mal). Non ce soir j’ai été voir Gomorra. Etant attiré par les films a tendance mafieuses et gangstéristiques, je ne pouvais pas passer à côté. Ce film est italien, en VOST FR, réalisé par Matteo Garrone et Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2008.
Synopsis :
« On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. » Cet empire, c’est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang.
Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.source : allocine.fr
Après avoir lu quelques critiques, je ne m’attendais pas à un bon De Niro, mais plutôt à une fiction-documentaire à la Redacted de Brian De Palma. L’entrée en matière se fait sans détours, laissant place à une marre de sang en guise d’introduction au film. S’ensuit une présentation rapide des différents personnages, pas forcément tous liés au long du film. On y découvre leurs lieux de vie, leurs confrontations quotidiennes à la misère et au règne des bandes mafieuses dans les faubourgs napolitains. Quelques scène d’actions par-ci, par-là sur les chemins des personnages suivis, et là c’est la coupure, le rythme déjà lent du film se casse, pour reprendre de plus belle tout en restant saccadé. C’est à ce moment là que les différents destins des personnages sont révélés. La dernière scène du film reprend la scène d’introduction avec des meurtres commis de sang froid. Il n’y a globalement pas vraiment « d’histoire » en tant que tel mais une approche volontairement réaliste des faits.

Au niveau des thèmes abordés, rien ne nous est vraiment appris ; le traitement douteux des ordures napolitaines par la Camorra, le trafic de drogue, l’embrigadement des enfants au sein des « familles », la contrefaçon, la trahison ou encore la protection/racket. La manière dont sont abordés tous ces sujets n’ont définitivement rien à voir avec celle utilisées dans des films tels que Le Parrain ou encore Les Affranchis où une certaine « éthique » est respectée. Pas de jolis costumes, dans Gomorra, c’est la jungle, on change de famille (enfin on essaye) comme de pantalon. Le seul rapprochement que l’on peut y faire est que jamais on n’entendra le mot « mafia », et dans Gomorra le nom Camorra. une chose qui m’a plutôt choqué, c’est l’impression que les autorités sont complètement absentes de tous les trafics, alors que le sujet de la corruption de celles-ci n’est (quasiment pas) pas abordé.
Côté bande-son, j’ai trouvé ça admirable ; associée à des plans serrés assez fréquents, on est vraiment imprégné de l’ambiance, par les bruitages, les fonds sonores, … Une partie de la bande-originale est même signée par les anglais de Massive Attack.
Du cinéma italien, comme on a pas l’habitude d’en voir et au final, j’ai trouvé ce film bon, sans pour autant me satisfaire pleinement, je dois avouer que je m’attendais à un petit peu mieux. A vous de juger si l’envie vous prend ;)
La bande-annonce :






































