Article tagué cinéma
24
avr
Sur un malentendu, on peut arriver à faire des choses surprenantes, comme se laisser entraîner dans une salle de cinéma pour aller voir La Dernière Maison Sur La Gauche, alors qu’OSS 117 vous fait de l’œil depuis la salle d’à côté. C’est ce qui m’est malencontreusement arrivé hier soir, lors d’une sortie improvisée au pays de l’écran large.
Déjà « marketing’ment » peu motivé pour aller le voir (à part pour entendre le « Sweet Child ‘O Mine » de la bande-annonce), ma curiosité et un fabuleux concours de circonstances m’ont fait atterrir devant ce film. Ne sachant pas du tout de quoi il en retournait, ce film commençait pas trop mal sur une ambiance de thriller. Au premier coup de feu, une cervelle qui gicle sur une vitre, pourquoi pas, ma naïveté tendrait à dire que »c’est un thriller un peu violent ». On continue avec une ambiance stressante et un peu malsaine qui s’installe alors pour pimenter un peu le tout, ce qui n’est pas mal, parce que jusque là on commençait à en avoir raz la caboche de la gentille petite fille et de sa maison au milieu des bois du lac. Ladite jeune demoiselle est donc kidnappée par une bande de vils pleutres et les choses commencent à mal tourner.
A ce moment là on se dit, wouhouhou il va y avoir de l’action, et non, la demi-heure suivante est aussi animée qu’une maison de retraite à l’heure de la sieste. C’est dommage ça partait bien… Mais ce fut rapidement le déclin vers une abominable hécatombe de boucheries toutes aussi invraisemblables les unes que les autres : j’te plante par-ci, j’te fous un coup de marteau par-là, jt’assomme à coup de meuble en béton armé et jte passe à travers une rambarde en carton et j’en passe… Le budget ketchup-grenadine a dû également prendre une part importante… Tout ça pour dire que niveau réalisme, on a fait mieux. On va me dire que c’est le « genre » qui veut ça, mouais, à moins de classer ça dans le répertoire « humour-dégueu » à la Happy Tree Friends. Passons aux dialogues, des répliques déjà cultes à base de « Descends d’là ordure ! » ou encore « Montre-toi enfoiré ! »…
Quant au scénario, il est trèèèès moyen, même s’il y avait peut-être quelque chose de pas trop mauvais à en tirer sur cette voie là. Pour conclure ce fourre-tout à l’américaine, rien de telle qu’une scène à pisser de rire avec un micro-ondes. Ne soyons pas totalement négatifs, la bande originale est vraiment bien.
Ce remake de remake (par Wes Craven en 1972) de La Source (par Ingmar Bergman en 1960) m’est apparu comme une grosse caricature risible, peu captivante et dépourvue d’intérêt global — si ce n’est que j’en ai conclu qu’il ne faut jamais acheter de l’herbe à un type rencontré dans une supérette.
La bande-annonce, pour le plaisir.
22
avr
Le premier film documentaire sur une des tournées d’Iron Maiden est sorti dans les salles obscures françaises hier pour quelques jours uniquement. Cette fameuse tournée dont il est question est celle réalisée l’an dernier durant six semaines. La particularité de celle-ci est d’être passée dans des pays sortant de l’ordinaire, tels que l’Inde, la Colombie, la Malaisie ou encore le Costa Rica. Un documentaire là-dessus ? Pourquoi pas.

Les moyens y étaient — film en numérique, salle immense — mais pas le public. Seulement, une vingtaine de personnes à la séance de 22h15. Comme d’hab de la pub à foison, et c’est parti sur un air d’« Aces High ». S’ensuivent deux longuuuuuuues heures d’anecdotes sur la tournée et de fans en furie aux quatre coins du monde. On assiste aussi à un essai de psychologie sur chacun des membres du groupe, et des personnes qui les entourent : « Dave, c’est un peu la voix de la sagesse you know… ». Mouais, pas convaincu. C’est grossier, les images sont montées de façon à nous faire voir autre chose. On aurait dit que la formation britannique cherchait à se justifier, à modeler son image avec ce film. Certes cette tournée est un projet historique pour le rock, mais ce film semble faire la promo du DVD qui va s’en suivre… Comme si on avait vu les bonus avant le contenu. On a tout de même le droit à de belles scènes de concert, notamment avec le final « Hallowed Be Thy Name ».
Sponsorisé à fond les ballons par RTL 2 et pour une entrée tout de même exorbitante à 10€ dans un Mega CGR, je n’ai pas du tout été convaincu, j’en suis voire même à la limite de la déception.
25
mar
Toujours à l’occasion du Printemps du cinéma, j’ai continué ma petite ballade dans les salles obscures.
Lundi soir, j’ai tenté d’aller surfer La Vague, un film allemand de Dennis Gansel. Première impression : CE FILM FAIT PEUR. Il ne fait pas peur dans le sens frissonner devant un film d’épouvante, il fait peur dans le sens où il déborde de crédibilité. La Vague tire son titre de l’expérience concernant le fascisme menée en 1967 sur des élèves de première en Californie : La Troisième Vague. Bref synopsis : un prof, des élèves, un thème commun ; l’autocratie. Au travers de différents thèmes, la discipline et l’idéologie va s’installer au dépit d’une lucidité pourtant évidente. Le rythme n’est jamais rompu, les musiques sont géniales et en parfait accord avec le film, rien à ajouter, si ce n’est que certains points de « manipulation » me semblent encore peu évident à mettre en œuvre aussi simplement.
A la vue des séances disponibles à 22h15, hier soir c’était L’Enquête. Clive Owen, des critiques mitigées, ça me bottait bien à première vue. Un film qui démarre sur les chapeaux de roue et qui m’accroche dès le début. La première heure est très correcte, jusqu’à cette fameuse scène du musée Guggenheim sympathique. La suite et fin du film m’ont paru d’un manque d’intérêt hors du commun : un scénario mou qui divague et une chute au sens propre. Peu convaincu principalement par le scénario mais les scènes d’action se défendent pas si mal que ça.
Au final ce fut un bon p’tit printemps du cinéma avec une bonne pelletée de films intéressants cette fois-ci.
23
mar
Comme chaque année, la Fédération Nationale des Cinémas Français organise le Printemps du cinéma; tarif réduit (3,50€) sur les places quelque soit la séance. J’ai donc entamé cette cuvée 2009 ce soir même avec Gran Torino et Harvey Milk.
Sorti depuis le 25 février dernier, tout le monde en parle, sauf moi qui ne l’avait malheureusement pas encore vu. J’approuve, Gran Torino est tout simplement bluffant. Un rôle sur mesure pour l’acteur/réalisateur du bois de l’est, Clint Eastwood. Le plus marquant reste le charisme de l’acteur et surtout les dialogues en général. Secs, vulgaires, originaux et souventefois racistes, ils restent néanmoins indispensables pour poser la tension générale régnant tout au long du film. Encore mieux que L’Echange, Eastwood n’a pas encore fini de nous étonner.
Quelques petits soucis de son pendant Gran Torino m’ont permis d’improviser une séance Harvey Milk gratuite dans la même soirée. Un film de Gus Van Sant, je restais septique, mais Sean Penn m’a convaincu sur l’affiche (comme quoi). Là encore, l’acteur principal ne fait pas peine à voir, bien au contraire, il reste époustouflant. Une dose d’humour, d’émotion, d’activisme et de suspense ont suffit à me faire adorer ce film. « Le côté Van Sant » est lui aussi présent, notamment dans le temps excessif accordés à certaines scènes, ce qui casse un peu le rythme général. (On ne dira rien de plus là-dessus, il suffit de voir Paranoid Park pour comprendre).
Une première soirée plutôt géniale, à voir ce que les deux soirées restantes vont nous offrir, avec en prévision pour ma part La Vague et peut-être Welcome ou L’Enquête.
19
jan
Comme je le disais mardi dernier, mercredi 14, c’était cinéma pour la sortie de Sept Vies.
Ce film m’intriguait, la bande-annonce d’une part et le renouvellement du duo réalisateur/acteur Gabriele Muccino/Will Smith d’autre part. Ce duo nous avait notamment offert A La Recherche Du Bonheur il y a environ un an.
Séance tranquille de 20h, bien réveillé (cette fois-ci), le film débute… « En sept jours Dieu créa le monde, et en sept secondes, j’ai anéanti le mien »… Le ton dramatique est donné, on peu commencer.
Comme j’avais pu le penser, on retrouve ici un Will Smith qui tire la tronche, loin des farfelusités d’un Bad Boys ou encore des voltiges d’un Hancock. Il agace, il est odieux et cinglant lors de ses premiers dialogues. Un peu confus, on comprend vite qu’il n’arrive pas à se remettre d’un terrible évènement que l’on découvrira tout au long du film. Il est d’ailleurs difficile de parler du film et de ses thèmes en particulier sans en dévoiler l’intrigue (ou du moins de la rendre prévisible).
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C’est pourquoi à partir de cette ligne, si vous désirez voir le film et ne pas connaître l’intrigue, je vous conseille de reprendre la lecture ici et/ou cette petite vidéo de détente.
Sinon, pour les autres, qui n’ont pas peur d’être spoilés, ou qui ont déjà vu le film, la suite est juste en dessous.
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Alors, revenons à nos moutons comme dirait (ou pas) le petit Prince. Les thèmes de ce film ne sont pas tous traités de la même manière, mais on peut en relever deux qui sont omniprésents : l’altruisme et la mort. Ces deux thèmes peuvent être articulés par celui de la culpabilité. La mort des sept personnes énoncées au début sont dues à une erreur de sa part, ce qui engendre la culpabilité qui elle-même engendre l’altruisme qui va pousser Ben ou plutôt Tim Thomas à usurper l’identité de son frangin pour dénicher les personnes qui pourraient bénéficier de son corps (rien de sexuel là-dedans, juste un thème sensible : le don d’organes). Le don d’organes est donc la clé du film, révélée dans le dernier quart d’heure. A propos de dernier quart d’heure, la construction du film rend dingue. Sur une durée de deux heures, l’intrigue se nourrit et se construit sur une bonne heure et demie. Plutôt ennuyeux pour ma part. Le déclic qui fait tomber le premier domino de la révélation est l’arrivée du frangin de Ben, enfin Ben lui même, à la maison d’Emily. De là, une fin qui fend le cœur et qui rendrait la vue à un aveugle.

Will Smith tire peut-être la tronche pendant tout le film, mais je le préfère vraiment dans ses rôles là, vraiment stupéfiant et crédible. Cependant, petit reproche à M. Smith : il faut arrêter de jouer à « je-suis-le-seul-acteur-du-film » même si c’est sympa : A La Recherche du Bonheur (Crésus), Je Suis Une Légende (Noé) et Sept Vies (Dieu).
Côté musique, ça n’a pas pu m’échapper, un petit Muse s’est glissé lors de la réparation de la fameuse machine à invitation de mariages, elle s’intitule « Feeling Good » et est sur l’album Origin of Symmetry ;)
Finalement, j’ai pensé pendant la projection que le film manquait cruellement de rythme, mais la chute valait bien une heure et demie de construction. Ce n’est pas une happy end et on n’en ressort pas avec le sourire mais avec des questions sur des sujets qui peuvent très bien nous toucher. Ce film ne restera surement pas dans mes favoris, mais assez pour que je note une fois de plus Will Smith dans les acteurs ayant réussi à m’émouvoir un tant soit peu.
19
déc
Sorti le 10 décembre dernier Mascarades est le premier long-métrage de l’acteur/scénariste/réalisateur algérien Lyes Salem. Si j’en parle c’est que d’une, j’ai eu l’occasion d’assister hier après-midi à une parmi les quelques projections de ce film en France et de deux, une rencontre avec Lyes Salem est organisée par l’IUT d’Angoulême au cours du mois de janvier prochain.
Synopsis by Allociné
Un village quelque part en Algérie. Orgueilleux et fanfaron, Mounir aspire à être reconnu à sa juste valeur. Son talon d’Achille : tout le monde se moque de sa sœur, Rym, qui s’endort à tout bout de champ. Un soir, alors qu’il rentre soul de la ville, Mounir annonce sur la place du village qu’un riche homme d’affaires étranger a demandé la main de sa sœur. Du jour au lendemain, il devient l’objet de toutes les convoitises. Aveuglé par son mensonge, Mounir va sans le vouloir changer le destin des siens…
Je ne connaissais pas ce que faisait Lyes Salem, mais sa trogne me disait quelque chose… En y allant, je ne cache pas que je ne m’attendais pas a voir quelque chose de transcendant, le genre de film que l’on garde dans nos références… Et bien j’ai été agréablement surpris de découvrir une comédie remplie d’un humour léger et bien placé, ainsi qu’une intrigue bien menée avec un dénouement inévitable mais si bien mis en scène. Le casting est quant à lui impeccable : le réalisateur joue le rôle de Mounir Mekbek, un simple habitant qui aspirerait à une vraie popularité doublée d’une reconnaissance de sa personne. Le rôle de Khliffa, personnage perturbateur de l’histoire, est joué par Mohamed Bouchaïb. Quant à celui de la « princesse » de l’histoire prénommée Rym, c’est Sarah Reguieg qui l’incarne.
Les images, les connotations et les messages transmis par ce film sont nombreux, le tout sur un ton humoristique, bref, j’ai adoré. À suivre le mois prochain avec la rencontre de Lyes Salem ;)
Bande annonce
6
nov

Voilà c’est dit, j’ai eu l’impression de me faire escroquer par le dernier James Bond.
Bien que le film ne soit pas mauvais en lui-même, ce n’est pas ce que j’attends d’un James Bond. Les gadgets tarabiscotés, les scénarios fouinés et captivants et la tonne de glamour dégagée par les James Bond girls, ils sont où?
Daniel Craig tient son rôle, je n’ai rien a dire sur le casting des « nouveaux » James Bond. Pourtant ça commençait bien ; une poursuite, des belles bagnoles, dont une Aston Martin indispensable. C’est rythmé, on s’y perd un peu, une bonne immersion. On attend quand même une petite surprise d’un gadget sorti de derrière les fagots comme à l’accoutumée. Il ne vient pas, tanpis, passons, la scène met l’eau à la bouche pour la suite.
Tout le début du film tient en haleine, que ce soit de l’interrogation foirée jusqu’aux différentes poursuites sur les toits et autres acrobaties à travers des vitres, cordes et échaffaudages en tous genres. C’est il me semble à l’entrée de la jolie Olga Kurylenko que le spectateur entre en ébullition, et bien là j’ai ressenti l’effet contraire. On attend, on la voit, on la voit plus et de là j’ai eu l’impression que la fiction traînait en longueur, que le décor était replanté à chaque nouvelle séquence tellement le nombre d’informations à retenir et le contexte était peu évident. Certains éléments n’étaient quant à eux pas assez appuyés à mon goût, exemple : « Faites opposition sur les cartes de crédit de Bond et annulez ses passeports » La minute qui suit il est fourré à l’autre bout de monde et le contexte de crise à l’encontre de Bond n’est plus du tout crédible. L’ambiance m’a parue assez artificielle… En revanche la classe et le charisme du personnage sont bien conservés, même si ses écarts de bourrins justifiés par la perte d’un être proche, le ternissent un peu. Le dénouement approche ça pétarade, c’est bon! Des jolis plans tout de même dans le désert en général (avion + complexe).
Loin derrière Casino Royale, on assiste à de l’action pure et dure, sans jamais voir le personnage en difficulté et sans rebondissements particuliers. Les deux films ne sont surement pas comparables!
Petit écart maintenant avec le nouveau Clint Eastwood, j’ai nommé « L’échange » (Changeling) avec la ravissante Angelina Jolie. Sortie: mercredi prochain.





