Article tagué cinéma
16
sept
Hier c’était ciné, avec la sortie de The Town, thriller réalisé par Ben Affleck. J’étais tout de même un peu sceptique à l’idée d’un nouveau long-métrage de l’aîné Affleck. Pour ceux qui me suivent régulièrement, vous savez déjà que Gone Baby Gone mettant en scène son frangin, ne m’avait pas convaincu en 2007.

Synopsis Allociné
Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.
En plus du rôle de réalisateur, Ben Affleck s’offre celui de Doug MacRay et nous plonge au coeur de l’action dès la première scène. Certains éléments — notamment le thème principal, la violence de Jem (Jeremy Renner), un des braqueurs de l’équipe et la dulcinée retenue au domicile par le FBI — ne sont pas sans évidemment nous rappeler, Heat de Michael Mann. Le scénario est bien cousu, se laissant anticiper pour mieux nous piéger, jonglant habilement avec les informations-clés qui nous sont transmises. L’ensemble est bien rythmé, ne laissant aucune place à l’ennui tout au long des deux heures.
Bilan positif à la sortie de la salle ; The Town n’est pas une révolution, mais se défend vraiment pas mal dans la catégorie « criminal thriller ».
PS: j’ai failli ne pas reconnaître Blake Lively de Gossip Girl, faut dire qu’elle était maquillée comme une voiture volée.
Ah aussi il y a quelques jours, j’ai vu The Expendables de mister Stallone : une vraie blague !
25
août
The Killer inside Me est un autre film qui a marqué mes escapades cinémaristiques de ce mois-ci. Cette version 2010 est, en plus d’être l’adaptation du roman de Jim Thompson de 1952, un remake de la première adaptation cinématographique de Burt Kennedy en 1976.
Synopsis Allociné:
Lou a un tas de problèmes. Des problèmes avec les femmes. Des problèmes avec la loi. Trop de meurtres commencent à s’accumuler dans la juridiction de sa petite ville du Texas. Et surtout, Lou est un tueur sadique et psychopathe. Lorsque les soupçons commencent à peser sur lui, il ne lui reste pas beaucoup de temps avant d’être démasqué…
Casey Affleck était un argument de poids : il ne m’avait vraiment pas ébloui sur Gone, Baby Gone et c’était l’occasion de changer ou de confirmer mon opinion. Le double-duo sulfureux qu’il forme avec Jessica Alba et Kate Hudson m’a particulièrement impressionné, tout comme son personnage psychopate, glacial et terriblement perturbant qu’il interprète.
Le scénario est bien ficelé, quelques scènes sont vraiment choquantes, plus dans la forme que par le visuel, on ne s’ennuie pas dans cette Amérique ultra-libérale des années 50. Casey Affleck (et ses airs de Frankie Muniz !) m’a vraiment fait revoir ma copie à son égard, évoluant à merveille dans la belle réalisation du britannique Michael Winterbottom. À voir.
20
août
Même avec du beau temps, je trouve le culot d’aller m’enfermer dans les salles obscures. Je ne vais pas m’attarder sur Inception, qui a déjà largement été félicité et auquel je n’ajouterai que des commentaires positifs, mais plutôt sur Chatroom, de Hideo Nakata. Ce long-métrage britanno-japonais n’est pour le moment sorti qu’en France, dans certains cinémas indépendants, et n’a rien a voir avec le David Fincher en préparation, The Social Network.

William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville.
Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action…
Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie – à la mort »…
En compétition dans la section Un Autre Regard du Festival de Cannes 2010, le film m’a plutôt emballé. Connu pour ses ambiances glauques, Hideo Nakata nous plonge figurativement dans l’univers virtuel des salons de discussions en ligne. Cette dernière phrase est incompréhensible ? Disons plus simplement que les salons de discussions sont physiquements représentés par des pièces décorées selon les goûts de ceux qui la fréquentent. Cette dimension offre donc des possiblités de mise en scène qui m’ont vraiment plu. Ajouté à ça une bande son du tonnerre, relevant le rythme un peu mou de temps à autres. J’ai également regretté le manque de décors londoniens, malgré un petit aperçu de Regent’s Park et de Camden Town. Quant au casting, Aaron Johnson (Kick Ass) mène parfaitement la danse, Imogen Poots embrasse un rôle de bourgeoise parfait et Hannah Murray (déjà vue dans la serie britannique Skins) celui d’une niaiserie qui en deviendrait presque une habitude !
Au final, un peu long par moment, mais le thème principal (et parfois très caricaturé) de la dérive des relations virtuelles est dans son ensemble bien traité, en ces temps de remise en question sur les réseaux sociaux et la vie privée.
23
déc

Je viens de tomber sur une interview de Mathieu Kassovitz. Je dois avouer que ce n’est pas trop mon habitude de lire les interviews en entier ; soit parce qu’elles sont purement réalisées pour la promo d’un nouveau film, album ou je n’sais trop quoi soit parce que la personne interviewée s’en fout complètement (ou les deux). Mais la le mister Kassovitz nous livre son état d’esprit sur notre époque, technologiquement, cinématographiquement et juridiquement parlant et pour une fois je n’ai pas lâché avant la fin.
Tout commence avec la passion du réalisateur pour la technologie. La rivalité Apple/Microsoft y est abordée de manière très brutale avec des « clichés » classiques mais vus par un professionel du cinéma amené à les utiliser tous les jours.
« … j’en ai marre de payer pour le design. Et puis, quand je sais que pour 3 000 euros de moins, j’ai une machine qui marche mieux, pourquoi me priver ? Les Mac ne devraient pas coûter aussi cher. On paye le design. Quand on ouvre un MacPro, c’est magnifique. C’est l’OS qui m’intéresse plus que le design. J’adore les nouveaux Mac, ce sont des machines magnifiques mais aujourd’hui, même HP fait de belles machines. Et puis, depuis Intel, les Mac sont des PC. »
© http://www.svmmac.fr
Je ne nierai pas que dans un milieu professionnel le design n’est pas toujours ce que l’on attend d’une machine.
Après quelques commentaire sur le hacking de différentes machines, Mathieu Kassovitz nous amène vers un problème que je ne trouve pas assez débattu ces derniers temps : l’interface matérielle d’utilisation de la machine.
« Que ce soit sur Avid ou sur Final Cut, il faut toujours utiliser la souris pour régler les pistes son et images, bref, il n’y a rien d’instinctif, d’ergonomique ou de naturel. On perd 70% de son énergie créative à faire tourner la machine. »
© http://www.svmmac.fr
Certes des évolutions ont été implémentées de ce côté comme le tactile. Ce n’est peut-être pas un bon exemple car je trouve personnellement le tactile très inconfortable dans une utilisation bureautique (après avoir essayé le HP TouchSmart). Cette techno est vraiment bien adaptée pour une utilisation « grossière » d’un périphérique, j’entends par là un GPS, un terminal de retrait ou de paiment ou encore un catalogue digital en magasin (je pense notamment à IKEA).
La discussion se poursuit sur la révolution numérique et l’impact que celle-ci a eu sur le cinéma, aussi bien au niveau des méthodes de productions que de distribution.
Le montage analogique n’a rien à voir avec ce que l’on fait. Aujourd’hui, il y a des plans d’une demie seconde. C’était physiquement impossible à l’époque.
© http://www.svmmac.fr
C’est à partir de la que tout devient encore plus intéressant :
« Un autre effet négatif est la dématérialisation qui a généré le peer-to-peer. Comment te positionnes-tu avec la loi Hadopi ?
M.K.- Je n’ai jamais rien dit sur le sujet mais pour moi c’est une connerie. »
Un avis clair et tranché qu’il développe et que je partage totalement, je me sens un peu bluffé qu’un tel réalisateur confirme avec autant de détails ma pensée !
Lire l’interview complète de Mathieu Kassovitz
Bonne lecture ;)
23
août

Hier soir c’était cinoche, pour le dernier film de mister Quentin Tarantino : Inglorious Basterds. Tant attendue, cette nouvelle production n’a pas manqué de me faire passer un bon moment en salle obscure.
Le synopsis made in allociné :
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…
Après un générique plutôt kitsch et l’annonce du premier chapitre, le décor est vite planté ; on se retrouve rapidement en pleine seconde guerre mondiale au coeur de la « chasse aux juifs ». Cette première longue scène, précédée de la mention « Chapitre 1 – La France sous l’occupation » nous annonce la construction du scénario : à la manière d’un roman, Tarantino découpe explicitement son long-métrage pour en faire ressortir différentes sous-histoires propres à chaque chapitre et à chaque personnage principal. D’un côté, la jeune Shosanna (interprétée par Mélanie Laurent) et de l’autre, Aldo Raine (joué par Brad Pitt) et son régiment sanguinaire de juifs américains.

Mélanie Laurent
Les chapitres s’enchaînent et ne se ressemblent pas, alternant aisément scènes de longs dialogues et courtes boucheries. On reconnaît rapidement le style tarantinesque par l’usage cru de violence (entre autres les scalps qui ont pour seul intérêt de montrer l’aliénation, la détermination et la cruauté du régiment de Raine) et les interludes décalées (par exemple avec la présentation du Sergent Hugo Stiglitz à la manière d’un Bioman) ou encore la petite histoire sur la pellicule de cinéma). Ajouté à ça un ton humoristique doublé d’une répartie des personnages imprenable, Tarantino nous offre sur un plateau une vision de la Seconde Guerre Mondiale complètement originale. La prestation de Christoph Waltz (alias le colonel Hans « chasseur de Juifs » Landa) n’y est pas non plus pour rien et est vraiment remarquable.
Côté BO, elle est tout simplement sublime. Entre de nombreuses compositions d’Ennio Morricone, on remarquera un « Cat People » de David Bowie et un « Slaughter » qui comme son nom l’indique colle bien avec l’esprit du film, de Billy Preston.
Complètement décalé, cette nouvelle production propose avec succès une fin alternative à la Seconde Guerre Mondiale par le biais de ses deux histoires parallèles au but commun. Toujours aussi surprenant scénaristiquement, Tarantino n’hésite pas comme à l’accoutumée d’user de violence, mais cette fois-ci sans en abuser. Une belle pièce de boucher, savoureuse et saignante à la fois.
15
juil
Envie d’un p’tit ciné, mais les temps sont durs ? Les salles de cinéma Galactis sont la solution. Ce cinéma gratuit tenu par Edouard Michel vous fera profiter de moult films à vous couper le souffle pour pas grand chose. 11 salles, des hôtesses accueillantes et des films de qualité, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment sans dépenser un kopeck.

Plus sérieusement, le cinéma Galactis est fictif mais son projet bien réel. Thomas BELAIR, Sébastien ESPANOL et Florent LAHOUSSE, dont j’ai déjà eut l’occasion de parler pour leurs diverses collaborations sur des projets tels que Les Jouvenceaux, ont produit avec toute une petite équipe une série de neuf fausses bandes-annonces, à l’origine pour le Festival du Film Court d’Angoulême. La projection de ces bandes-annonces eut lieu entre chaque court-métrage lors du festival (outre une certaine censure sur deux d’entre elles, et que selon moi la plupart des bandes-annonces à elles seules auraient valu la peine d’être considérées comme des courts-métrages à part entière par le festival, mais apparemment l’humour ne fait pas recette au sein de l’organisation).
Je vous laisse donc découvrir sur le site (rudement bien gaulé au passage), les neuf productions des différents réalisateurs :
Parmi les bandes annonces réalisées, mes favorites sont sans aucun doute :
Pendant Ce Temps, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Rickson, de Thomas BELAIR

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Le Film Le Plus Court Du Monde, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
C’est donc une seconde vie version « grand public on the web » que s’offrent ces bandes-annonces par le biais du cinéma Galactis, pleines de surprises et d’humour en toute légèreté.
28
avr






