Article tagué bande-annonce
1
mar
Nos joyeux lurons angoumoisins, adeptes de films en tous genres, viennent de mettre à jour leur projet cinématographique répondant au nom de Cinéma Galactis.
Au programme trois nouvelles bandes-annonces, parodiant respectivement notre bien-aimé cinéma français avec Maman est en haut, le cinéma à la sauce bolognaise avec Tornado Rosso et les polars américains des années 70 avec Détective Zucker.

16
avr
Découvert au cours d’une discussion avec des amis de Berlin, ce film a eu le don de me marquer.
(bref) Synopsis by allociné :

A travers le portrait d’un producteur berlinos fictif, DJ Ikarus, plongée dans la scène électronique allemande.
Berlin est belle et bien la capitale de la nightlife, pour en avoir goûté un morceau, et Hannes Stöhr, le réalisateur, ne se prive pas de nous la montrer sous des angles qui peuvent paraîtres excentriques, voire trash mais toujours ancré dans la réalité. Paul Kalkbrenner interprète à merveille ce DJ détaché de la réalité, livré à différentes sortes d’addictions nocturnes, luttant pour continuer de vivre ce rêve éveillé malgré les dangers encourus pour sa santé physique et mentale. Simple observatrice, la caméra nous fait pourtant frissonner en nous faisant ressentir chaque sentiment du personnage central, chaque humeur.
Si ces sentiments sont aussi bien transmis, ce n’est pas seulement grâce à ces prises de vues, mais aussi grace à une bande originale de haut vol. DJ dans le film, mais aussi dans la réalité, Paul Kalkbrenner a concocté la bande son à base de ce qu’il fait de mieux : la minimale, sorte d’electro ambiante répétitive très populaire en Allemagne. Appréciant un minimum l’electro, j’ai tout de suite accroché, tout d’abord dans les clubs berlinois, mais surtout dans Berlin Calling. « Sky & Sand », « Aaron », « Azure », « Altes Karmuffel » et « Absynthe » sont les titres qui m’ont le plus envoûté, aussi bien dans le film que par la suite.
On retiendra de Berlin Calling sa bande originale travaillée, les images du film manquant un peu de punch, donnant tout de même un résultat appréciable combiné à la bande son.
La bande originale
La bande annonce
[youtube aTN6JWfqSmQ]
23
août

Hier soir c’était cinoche, pour le dernier film de mister Quentin Tarantino : Inglorious Basterds. Tant attendue, cette nouvelle production n’a pas manqué de me faire passer un bon moment en salle obscure.
Le synopsis made in allociné :
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…
Après un générique plutôt kitsch et l’annonce du premier chapitre, le décor est vite planté ; on se retrouve rapidement en pleine seconde guerre mondiale au coeur de la « chasse aux juifs ». Cette première longue scène, précédée de la mention « Chapitre 1 – La France sous l’occupation » nous annonce la construction du scénario : à la manière d’un roman, Tarantino découpe explicitement son long-métrage pour en faire ressortir différentes sous-histoires propres à chaque chapitre et à chaque personnage principal. D’un côté, la jeune Shosanna (interprétée par Mélanie Laurent) et de l’autre, Aldo Raine (joué par Brad Pitt) et son régiment sanguinaire de juifs américains.

Mélanie Laurent
Les chapitres s’enchaînent et ne se ressemblent pas, alternant aisément scènes de longs dialogues et courtes boucheries. On reconnaît rapidement le style tarantinesque par l’usage cru de violence (entre autres les scalps qui ont pour seul intérêt de montrer l’aliénation, la détermination et la cruauté du régiment de Raine) et les interludes décalées (par exemple avec la présentation du Sergent Hugo Stiglitz à la manière d’un Bioman) ou encore la petite histoire sur la pellicule de cinéma). Ajouté à ça un ton humoristique doublé d’une répartie des personnages imprenable, Tarantino nous offre sur un plateau une vision de la Seconde Guerre Mondiale complètement originale. La prestation de Christoph Waltz (alias le colonel Hans « chasseur de Juifs » Landa) n’y est pas non plus pour rien et est vraiment remarquable.
Côté BO, elle est tout simplement sublime. Entre de nombreuses compositions d’Ennio Morricone, on remarquera un « Cat People » de David Bowie et un « Slaughter » qui comme son nom l’indique colle bien avec l’esprit du film, de Billy Preston.
Complètement décalé, cette nouvelle production propose avec succès une fin alternative à la Seconde Guerre Mondiale par le biais de ses deux histoires parallèles au but commun. Toujours aussi surprenant scénaristiquement, Tarantino n’hésite pas comme à l’accoutumée d’user de violence, mais cette fois-ci sans en abuser. Une belle pièce de boucher, savoureuse et saignante à la fois.
15
juil
Envie d’un p’tit ciné, mais les temps sont durs ? Les salles de cinéma Galactis sont la solution. Ce cinéma gratuit tenu par Edouard Michel vous fera profiter de moult films à vous couper le souffle pour pas grand chose. 11 salles, des hôtesses accueillantes et des films de qualité, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment sans dépenser un kopeck.

Plus sérieusement, le cinéma Galactis est fictif mais son projet bien réel. Thomas BELAIR, Sébastien ESPANOL et Florent LAHOUSSE, dont j’ai déjà eut l’occasion de parler pour leurs diverses collaborations sur des projets tels que Les Jouvenceaux, ont produit avec toute une petite équipe une série de neuf fausses bandes-annonces, à l’origine pour le Festival du Film Court d’Angoulême. La projection de ces bandes-annonces eut lieu entre chaque court-métrage lors du festival (outre une certaine censure sur deux d’entre elles, et que selon moi la plupart des bandes-annonces à elles seules auraient valu la peine d’être considérées comme des courts-métrages à part entière par le festival, mais apparemment l’humour ne fait pas recette au sein de l’organisation).
Je vous laisse donc découvrir sur le site (rudement bien gaulé au passage), les neuf productions des différents réalisateurs :
Parmi les bandes annonces réalisées, mes favorites sont sans aucun doute :
Pendant Ce Temps, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Rickson, de Thomas BELAIR

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
Le Film Le Plus Court Du Monde, de Sébastien ESPANOL

(cliquer sur l’image pour assister à la projection)
C’est donc une seconde vie version « grand public on the web » que s’offrent ces bandes-annonces par le biais du cinéma Galactis, pleines de surprises et d’humour en toute légèreté.
28
avr














