Black and White America ArtworkTracklist :
1. « Black and White America » – 2. « Come On Get It » – 3. « In the Black » – 4. « Liquid Jesus » – 5. « Rock Star City Life » – 6. « Boongie Drop (feat. Jay-Z & DJ Military) » – 7. « Stand » – 8. « Superlove » – 9. « Everything » – 10. « I Can’t Be Without You » – 11. « Looking Back On Love » – 12. « Life Ain’t Ever Been Better Than It Is Now » – 13. « The Faith of a Child » – 14. « Sunflower (feat. Drake) » – 15. « Dream » – 16. « Push »

Date de sortie : 22 août 2011

Alors qu’il est temps de replier les parasols et de dégonfler le mobilier de plage pour repartir à l’assaut du train-train quotidien, le nouvel album de monsieur Kravitz tombe à pic pour nous faire passer une rentrée en douceur.

Stand Clip

Il y a un moment qu’il voulait le faire cet album, aux sonorités plus funkies qu’à l’accoutumée ; prenez « Dancin’ Till Dawn », de l’album précédent It Is Time For A Love Revolution et faites-en un album entier en guise de spin-off : c’est a peu de choses près l’impression qui se décante lors de la première écoute. Mais que nenni, il n’en est rien, Black And White America se veut beaucoup plus hétéroclite que ce simple raccourci. Certes, fil rouge de cet album, l’hommage à l’époque Motown est palpable ne serait-ce que par l’imagerie kitsch utilisée, mais aussi par ces orgues, trompettes et autres basses diablement rythmées comme sur les sensuels « Superlove », « Liquid Jesus » ou encore « Looking Back On Love ».

Les accents pop-rock du multi-instrumentaliste répondent toujours présent, notamment dans ses refrains et ponts aériens accrocheurs sur « Black and White America », et les riffs de « Stand » sans aucun doute très proches de l’intro de « Black or White » (cette fois) de Michael Jackson. L’écriture de ballades envoûtantes ne s’est pas perdu en cours de route puisque « I Can’t Be Without You » et « Dream » peuvent presque se targuer de prétendre au détrônage de « I’ll Be Waiting ».

Come On Get It Clip

Au niveau du rythme global, l’album met du temps à se réveiller ; attendant un « Rock Star City Life » doublé d’un « Stand » pour définitivement nous filer une bonne dose de motivation en cette fin de vacances avec les titres qui s’en suivent. En revanche, les collaborations avec Jay-Z me sortent par l’embrasure postérieure (et c’est sans parler de ce grognard de DJ Military sur « Boongie Drop »). Déjà en 2004 sur « Storm », de l’album Baptism, c’était moyennement grandiose, mais là c’est juste hors-sujet.

Au final, ce n’est pas l’album du siècle, mais une relativement belle galette made in Kravitz, mêlant ses influences habituelles au profit d’une orientation musicale variée tout en se voulant funk/soulistiquement guidée.