Pulco FessesInitialement parue au printemps, la campagne Pulco « Bring The Heat » n’a pas attendu longtemps pour faire parler d’elle. À l’occasion de sa réapparition à la TV ces derniers jours, retour sur ces derniers mois sulfureux pour la marque qui adulait précédemment ceux qui avaient « trop chaud pour travailler ».

J’en parlais déjà au mois d’avril, de ce changement de discours et d’imagerie très culotté. Concocté par l’agence Fred & Farid, Pulco a à son tour subit ce virage à 180° déjà emprunté par ses grands frères du groupe Orangina-Schweppes, ayant également confié leurs budgets entre les mêmes mains.

Les commentaires sur Youtube n’ont pas tardé à fuser, entre outrage, humour et intelligence :

Pulco Comments

Les mouvements féministes n’étaient pas en manque de revendication, l’un d’entre eux déposant même une plainte auprès du Jury de Déontologie Publicitaire. Cette demande a été rejetée.

Depuis quelques jours, la campagne est à nouveau en télé – format 20s –, et ce fut à mon tour d’être un poil surpris : la marque s’est-elle assagie ? C’est tout de même ce que ce nouveau spot laisse penser, entre suppression des scènes les plus suggestives, plans de coupe rafistolés et bande son montée à la va-vite. Volonté du format raccourci ou montage volontaire face aux critiques faites à l’encontre de sa communication des derniers mois ? (pour sûr, les hôtesses de l’opération de street marketing de cet après-midi étaient sagement bien courvertes)

Je trouve personnellement, encore une fois (et au contraire des pubs Orangina), le ton au 136ème degré de cette publicité vraiment génial, tout y est : le girls-band nunuche et les éléments suggestifs parodiant les « groupes » de cette époque, l’imagerie niaise, les deux grammes de neurones de la chanson et le bénéfice ultra-rafraîchissant. Pourquoi tant de réactions renfermées dans ce premier degré réac’ j’montre-mon-derche ?