On ne savait pas si on allait revoir Avenged Sevenfold en France après les fiascos des années passées ; j’entends par là les sifflets en première partie des Guns & Roses en 2006 et en 2008 pour Iron Maiden. Bien qu’A7X partage la tête d’affiche avec Stone Sour sur la tournée britannique, le groupe réunit en France ses vrais fans en s’accordant le haut du tableau à lui tout seul au Zénith de Paris.

Hier, 14 novembre 2010, la première partie a été assurée par Aqme, nous plongeant violemment dans une ambiance lourde à coup de riffs et de chant grassouillets. Aqme c’était pour moi comme les quenelles de la cantine : un mauvais souvenir d’enfance, mais en y regoûtant ce n’est pas si mauvais que ça en avait l’air.

Aqme Zenith Paris

Aqme

Quelques titres sympas, d’autres carrément abrutissants ; je n’accrocherai sans doute jamais au metal chanté en français. 40 petites minutes de jeu et la scène est débarrassée, laissant apparaître un décor à faire pâlir un agent des pompes funèbres un soir d’Halloween.

Avenged Sevenfold Paris

Avenged Sevenfold – Décor

Il est 21h, et là paf, Avenged Sevenfold. Les notes xylophonées de « Nightmare » raisonnent et  les musiciens prennent place au milieu du tapis de fumée qui a recouvert la scène. Les guitares arrivent pour envoyer le pâté et accompagner le chant  d’un M. Shadows excité comme un gamin de 5 ans au pied du Sapin. Il salue d’ailleurs la foule avant de laisser Mike Portnoy se satisfaire d’une magnifique intro à la batterie sur « Welcome To The Family ». On enchaîne sur un jouissif « Buried Alive », qui même en live me rappelle clairement un « One » de Metallica, avec ses flammes et ses riffs progressifs.

Avenged Sevenfold entree en scène

Avenged Sevenfold Flammes
Avenged Sevenfold Darkness

Après « The Beast And The Harlot », il est temps de rendre hommage au Rev, défunt batteur de la fomation californienne, avec le titre « So Far Away ». L’émotion est créée : le discours, le décor, la musique, tout y est. « Critical Acclaim », « God Hates Us » et « Afterlife » emboîtent le pas, c’est toujours plus violent, toujours aussi bon à écouter. Toujours maquillés comme des voitures volées, Synyster Gates et Zacky Vengeance nous lâchent symétriquement leurs duets solistiques osés mais pas toujours calés.

Hommage REV 1
Hommage REV 2
Hommage à The Rev

Le set est terminé à coup de « Bat Country » et « Almost Easy ». Ne se laissant pas désirer plus de deux minutes, la troupe revient pour compléter la setlist sur le sentimental « Seize The Day » et le célèbrissime « Unholy Confessions ».

Le décor, les lumières et le son étaient géniaux, la performance musicale pas décevante mais alors une prestation d’1h20, c’est vraiment trop trop short. La claque était à deux doigts d’arriver et c’était déjà la fin du rappel. Ascenceur émotif comme dirait Gad. Ah oui et aussi pour la prochaine fois (parce que ça vaut le coup quand même), plus de titres des premiers albums serait juste parfait (c’est bon c’est la fin de ma commande au Père Noël).

Avenged Sevenfold Encore

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