Avenged Sevenfold Nightmare pochetteTracklist :
1. « Nightmare » – 2. « Welcome to the Family » – 3. « Danger Line » – 4. « Buried Alive » – 5. « Natural Born Killer » – 6. « So Far Away » – 7. « God Hates Us » – 8. « Victim » – 9. « Tonight the World Dies » – – 10. « Fiction » – 11. « Save Me »

Date de sortie : 27 juillet 2010

Il y a de ces albums dont on attend énormément. Presque trois ans après la sortie de leur galette expérimentale éponyme, Avenged Sevenfold devait recentrer son style, savoir où ils en étaient. Le décès d’une overdose médicamenteuse, en décembre 2009, de leur batteur James “The Rev” Sullivan, ne venait pas arranger les choses au milieu de l’écriture de nouvelles chansons. Il faut croire que A7X a su rebondir pour nous offrir un nouvel album aussi emprunt d’émotion que d’un style et d’un niveau musical brillant.

Le titre, Nightmare, reflète à lui tout seul à la fois l’univers de la “Death Bat”, icône de la formation, et les événements passés. La pochette est à juste titre graphiquement réussie, laissant apparaître un hommage sur la tombe en arrière-plan : FoREVer. Cette inscription est la ligne directrice : cet album est l’illustration de ce que le groupe a enduré et de comment il l’a surmonté. Mike Portnoy de Dream Theater, batteur dont on ne mesure plus le talent, a été invité par les membres restants a enregistrer les pistes de batteries écrites par leur frère défunt, et accessoirement d’assurer un petit paquet de dates sur la tournée à venir.

Maintenant que le décor est planté, il ne reste plus qu’à frissonner en appuyant sur le bouton play. Les première notes xylophoniques du single “Nightmare” agissent comme une épaisse fumée laissant découvrir un sombre massacre. On retrouverai presque la violence d’antan. « Natural Born Killer » frôle le thrash metal, me donnant la sensation d’écouter un bon Slayer, notamment l’intro. M. Shadows reintègre même du chant hurlé (« God Hates Us »). Cette violence est ponctuée par quelques ballades (« Tonight The World Dies », « Fiction », « Buried Alive »). Cette dernière me rappelle incontestablement les progressions de « One » de Metallica en 1989. Globalement le style revient à quelque chose de proche de City of Evil en 2005, très progressif (« Buried Alive », « Save Me », « So Far Away »). Le dernier titre, « Save Me » est d’ailleurs la plus longue composition de toute la discographie du groupe. « Welcome To The Family » et « Danger Line » semblent sortir du lot avec leurs accents un peu metalpop, osant même un peu de trompette sur la fin de cette dernière.

L’hommage au Reverend Tholomew Plague ne se résume pas à une seule pochette : elle influence plus ou moins tous les textes. Certaines pistes traitent directement du décès et de la douleur/dépression engendrée (« Buried Alive », « So Far Away », « Tonight The World Dies », « Victim », « Save Me ») alors que d’autres sont emplies de haine (« Nightmare », « God Hates Us », « Natural Born Killer », « Fiction »).

En effet, comme le guitariste rythmique Zacky Vengence a pu le signaler ; écouter cet album seul en voiture à 4h du matin nous plonge dans un autre environnement : une mélancolique insécurité. J’aime ce genre d’album, qui sait transmettre son atmosphère à coup de montagnes russes musicales : tendres et violentes à la fois.

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