« Christ on a bike, that was good ! » comme on dirait par ici. Mercredi 5 Mai 2010, un concert à Birmingham, et pas n’importe lequel : KISS. Les glam-rockeurs excentriques ne sont pas morts, et reviennent avec une tournée européenne suite à la sortie de leur album Sonic Boom en octobre dernier.

Après quelques heures de queue dehors, à l’intérieur, contre un mur, il est temps d’aller s’agglutiner comme des gorets contre les barrières en face de la scène. Deuxième rang, parfait. C’est à 19h30 que les Taking Dawn, heavy-glam rockeurs de Las Vegas et première partie, entrent en scène pour tenter de remuer la salle a peu près aussi grande et remplie qu’un soir de Metallica à Bercy. Le frontman, aux airs de batteur d’Ultra Vomit, mène bien la danse et arrive à me captiver quelques instants. Leur son est lourd, le batteur et les lignes de basses y sont pour beaucoup, laissant peu de place aux guitares et à la voix, probablement aussi à cause des balances. Pas vraiment convaincu mais pourtant bons, j’ai tout de même pu capturer quelques clichés intéressants.

Taking Dawn Birmingham
Taking Dawn Birmingham 2
Taking Dawn Birmingham 3

Un rideau Kissien tombe devant les techniciens qui s’affairent à transformer la scène pour accueillir la tête d’affiche, nous laissant patienter sur un fond sonore des plus rock’n'roll.

20h, il est l’heure de passer aux choses sérieuses avec KISS. Le rideau tombe, des éclairs jaillissent des écrans géants et les trois space cowboys débarquent au-dssus du batteur sur une plate-forme flottante : quelle entrée fracassante ! « Modern Day Delilah », premier single de Sonic Boom, pour ouvrir le bal, j’en tombe déjà à la renverse. Maquillage, costumes, pyrotechnie, folie, musique, tout y est.

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Entrée sur « Modern Day Delilah »

Gene Simmons effraie le public avec sa langue surdimensionnée tandis que Paul Stanley envoie ses rythmiques dans des positions peu recommandables sur les titres suivants. On arrive sur le deuxième single de Sonic Boom, « Say Yeah », qui transcende la foule avec une facilité déconcertante pour un nouveau titre. Le classique « Deuce » prend la suite, ouvrant la voie aux monstrueux « Crazy Crazy Nights » et « Calling Dr. Love ». Le show continue avec Gene Simmons, The Demon, transformé en cracheur de feu. « Shock Me », « I’m An Animal » et « 100.000″ ont peu de mal à reprendre le flambeau jusqu’à ce que la batterie en décolle sur un nuage de fumée.

KISS Birmingham Stanley
Paul Stanley
KISS Birmingham Thayer
Tommy Thayer
KISS Birmingham Simmons
Gene Simmons, jouant de la langue
KISS Birmingham Group

Peu de temps après toujours le même Gene Simmons déterre la basse de guerre pour son classique, démoniaque et attendu numéro de cracheur de sang. Envolé sur une scène aérienne, le bassiste renvoie le pâté sur des airs de « I Love It Loud » et « Love Gun ». Il redescend alors de son perchoir pour un « Detroit Rock City » du tonnerre, repabtisé pour l’occasion « Birmingham Rock City ». Les artistes saluent et quittent la scène.

KISS Birmingham Simmons Fire Breathing
Simmons, cracheur de feu
KISS Birmingham Simmons Spitting Blood
Simmons, cracheur de sang
KISS Birmingham Simmons Fire Breathing
KISS

Après quelques « We Want Kiss » scandés par la foule, ils regagnent la scène sans se faire plus prier. « Lick It Up » ravive le feu, au sens propre comme figuré, suivi d’un « Shout Out Loud » pour l’entretenir. Les titres cultissimo-légendaires se font encore attendre.

KISS Birmingham Playing
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« Whole Lotta Love Intro »
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Spaceman+Catman show

KISS Birmingham Fire
Simmons, Thayer

A peine les premiers accords de « I Was Made For Loving You » se laissent entendre que Paul « Starchild » Stanley s’envole au dessus de la foule pour aller rejoindre une scène centrale improvisée. Revenu auprès de ses camarades, il nous délivre alors un speech sur une puissance divine donnée à tous, avant d’entammer un « God Gave Rock’n Roll To You » émouvant. Il est temps de se dire au revoir. Et sur une pluie de conffettis, un « Rock’n'Roll All Nite » nous est offert en guise de remerciement. Le Starchild peine à quitter la scène et nous en met une dernière fois plein la vue en sacrifiant une guitare pour achever le show.

KISS Birmingham Flying Starchild
Flying Starchild

KISS Birmingham Flying Confettis
Confettis

Un concert, que dis-je ? LE légendaire cirque du rock’n'roll était présent à Birmingham ce soir-là. Rien n’a ajouter, des souvenirs plein l’appareil photo (je pourrais faire un livre photo aussi gros qu´une encyclopédie !) et surtout, plein la tête.