Il y a des fois où l’on se retrouve à un concert d’un groupe que l’on aime bien. Il y a des fois où ce groupe ne nous transcende pas plus que ça, mais il reste tout de même sympa à écouter. Et il y a aussi des fois où se produit ce que l’on attend pas.

Hier soir j’étais à l’O2 Academy de Birmingham, une salle de concert plutôt petite qui offre une certaine intimité avec les artistes. Les artistes en question, ou plutôt le groupe, était Wolfmother. Peu connus pour certains, déjà une référence pour d’autres. Je n’étais personellement pas plus attiré que ça par leur musique, à l’exception de quelques chansons au style si particulier. Ma curiosité m’en aura une fois de plus fait voir de toutes les couleurs.

Les portes ont ouvert vers 19h, la première partie commença à 20h. Pour être honnête je ne me souviens plus du nom de ce quintet au son si expérimental.

Opening Act Wolfmother

J’ai eu l’impression d’écouter « When The Levee Breaks » avec des variations à chaque chanson, à l’exception de certains titres bluesy. Je n’ai pas vraiment accroché, même si les talents de multi-instrumentaliste de chaque membre m’ont marqués.

21h30, après une petite pause change-matos, les Wolfmothers entrent en scène. Je vous accorde que ce n’est pas la formation d’origine et que seul le frontman du groupe n’a pas bougé. Parlons-en de celui-ci, Andrew Stockdale et sa touffe afro arrivant comme une furie sur scène armé de sa Gibson SG. Ce type à une voix à faire trembler un Robet Plant un soir de tournée américaine. Le show est entammé sur un « Dimension » électrifiant, foudroyant la foule dès les premiers power chords. Cette énergie on la sent dès le début, dans le feeling, dans les fûts de batteries, dans la ligne de basse et surtout dans la voix de cet énergumène touffu. Il n’était pas le seul à avoir sorti les frisettes, son compère bassiste/claviériste Ian Peres n’est pas en reste puisqu’il lui ressemble comme deux gouttes d’eau, mais je digresse.

Wolfmother Birmingham 1
Wolfmother Birmingham 2
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Je n’aurais pas cette fois-ci la prétention de sortir tous les titres que la formation australienne a joué, car comme je le disais, je ne me suis pas suffisamment imprégné de ce groupe. En revanche, un des titres phare de la formation, intitulé « Woman » (si si même toi qui ne connaît rien au rock tu as au moins entendu le remix de MSTRKFT dans la pub Taillefine Fizz) m’a bien accroché. Joué en troisième ou quatrième ce titre a su faire dégénérer une foule déjà en trance. Tout s’enchaine, personne ne se calme et encore moins les quatre musiciens qui persistent et signent avec une énergie inépuisable : Andrew saute partout et tricote des solos très fins, Ian tourne sur lui même avec sa basse, Aidan Nemeth ajuste discrètement mais audacieusement ses power chords et Dave Atkins mitraille son set de batterie.

Wolfmother Birmingham 3
Wolfmother Birmingham 4

Une simili-pause arrive sur « Mind’s Eye » (vous comprendrez à la fin de la vidéo qui suit), qui est mon titre favori de Wolfmother. Je saute partout, ça pousse, pogote et mon orteil déjà faiblard rend l’âme.

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La fin du concert sera un peu plus calme pour moi, mais sur scène tout va toujours aussi bien. Les musiciens quittent la scène, se font longuement prier pour un rappel et reviennent enfin pour nous achever à coup de « The Joker and The Thief ».

Wolfmother Birmingham 5
Wolfmother Birmingham 6
Wolfmother Birmingham 7

Une prestation énorme et un son mélangeant des influences Led Zeppeliniennes indiscutables et un son très indie. Wolfmother m’a redonné l’espoir qu’un rock moderne est encore possible.