Endgame Megadeth nouvel album

Tracklist :
1. « Dialectic Chaos » – 2. « This Day We Fight! » – 3. « 44 Minutes » – 4. « 1,320′ » – 5. « Bite the Hand » – 6. « Bodies » – 7. « Endgame » – 8. « The Hardest Part of Letting Go…Sealed With a Kiss » – 9. « Head Crusher » – 10. « How the Story Ends » – 11. « The Right to Go Insane »

Date de sortie : 14 septembre 2009

Dès le début du mois de juillet, Megadeth offrait au téléchargement gratuit et légal son titre phare «Head Crusher», premier single du nouvel album Endgame. Ce fut une belle claque, quelque chose qui laissait pressentir un album du tonnerre. Et puis l’album est arrivé. D’écoute en écoutes, j’ai pu tantôt être transcendé et tantôt être ennuyé.

L’intro instrumentale «Dialectic Chaos» ne manque pas de nous plonger dans un univers épique tandis que «This Day We Fight !», la deuxième partie du dyptique, fixe l’ambiance apocalyptique des albums estampillés Megadeth. Toujours friands d’extraits radiophoniques en tout genres incorporés à leurs compositions, le premier apparaît pendant la comateuse intro de «44 Minutes».

C’est juste après ce morceau que débarque la vraie tuerie de cet album : «1,320». Amorcé par un moteur ronflant et suivi d’une intro rapide à souhait, c’est à la nitro que carburent les 3 minutes 50 qui le compose. Aussi accrochant par ses mélodies que par ses rafales de AK-47 en corde de mi, les soli alternés de Dave Mustaine et Chris Broderick («petit» nouveau dans la bande) ne sont pas en reste, donnant une sensation de vitesse supplémentaire.

Moins emballés sur les titres suivants, notamment «Bite The Hand» et «Bodies», je me suis laissé surprendre par la ballade «The Hardest Part of Letting Go… Sealed With a Kiss». Au delà de son art pour les titres en trois petits points, Mustaine, auteur de tous les titres, et Chris Broderick, co-auteur avecsur celui-ci, ont su marier la violence à la douceur des parties acoustiques. On reste loin d’une ballade à la «Fade To Black» de chez Metallica, mais l’effort est remarquable.

Au risque de s’endormir, la suite est immédiatement assurée par «Head Crusher» qui comme sont collègue «1,320» nous agite la trogne dans tous les sens pour notre plus grand bien. La conclusion de l’album est assurée par «The Right To Go Insane». Ses premiers accords m’ont vaguement rappelé «Sad But True», toujours de Metallica, leurs collègues d’en face. Titre plutôt calme et lent, malgré son accélération finale.

Du côté des thèmes, on reste toujours aussi contestataire, la preuve en est dans le titre «Endgame» tiré d’un dossier signé secrètement par George W. Bush. On tape également dans l’horreur avec l’instrument de torture «Head Crusher».

Rien de très excitant, rien de détestable, cet album m’a paru comme neutre et beaucoup moins inspiré que les précédents. Sans parler d’un Rust in Peace, j’ai largement préféré à Endgame un Youthanasia, un Blackmail The Universe ou encore le précédent, United Abominations.

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