Public EnemiesJohnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard et Michael Mann, l’affiche est croustillante. Etant un grand fan de films de « gangsters » et plus généralement sur les différentes pègres, je ne pouvais pas manquer Public Enemies.

Synopsis by allociné :

Basé sur l’histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l’Amérique des années 30. Avancé comme « l’ennemi public numéro 1″ par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relache par Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux des plus efficaces.

On s’attend donc déjà à une ambiance et un scénario dans la veine du film Les Incorruptibles de Brian de Palma en 1987 avec un John Dillinger en guise d’Al Capone. Pour ce qui est de l’ambiance, elle est presque là, les décors et les costumes nous y font croire toujours. Pour ce qui est du scénario c’est une toute autre histoire.

Le début du film est pourtant prometteur, une évasion de prison certes un peu tirée par les cheveux, mais qui donne son petit lot de piquant. Passée l’introduction des différents personnages c’est la fin. Un braquage, deux braquages, un petit tour en cabane, une évasion à la noix laissant le doute planer sur la santé mentale des équipes pénitentiaires, une grosse fusillade forestière et voilà pour ce qui est pas trop mal. Tout comme dans ses précédents films et notamment dans Heat, c’est beaucoup trop long, on s’ennuie à mourir sur certaines scènes qui n’ont aucune influence ni sur le scénario, ni sur la construction des différentes personnalités. La mise en scène de la fin est également trop prévisible, effet déjà ressenti dans Collatéral en 2004, toujours de Michael Mann. Alors on imagine toute sortes de possibilités, pour finalement s’en tenir à ce qu’on avait prédit.

Côté acteurs, un Johnny Depp impeccable toute comme son collègue Christian Bale qui a rangé les collants mais pas son charisme irréprochable. Quant à Marion Cotillard, pour qui notre Johnny braquerait la banque de France à coup de C4 s’il en avait eu l’occasion, pourquoi pas, mais je reste peu convaincu.

Christian Bale
Melvin Purvis (Christian Bale)

Je ne m’attendais non pas à quelque chose d’exceptionnel, mais au moins à quelque chose de plus tarabiscoté. Peu de suspense et du traînage en longueur pour de l’action qui finalement ne rattrape pas le tout, c’est dommage, il y avait sûrement moyen de bâtir un monument avec des pointures pareilles.

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