dernière maison on the leftSur un malentendu, on peut arriver à faire des choses surprenantes, comme se laisser entraîner dans une salle de cinéma pour aller voir La Dernière Maison Sur La Gauche, alors qu’OSS 117 vous fait de l’œil depuis la salle d’à côté. C’est ce qui m’est malencontreusement arrivé hier soir, lors d’une sortie improvisée au pays de l’écran large.

Déjà « marketing’ment » peu motivé pour aller le voir (à part pour entendre le « Sweet Child ‘O Mine » de la bande-annonce), ma curiosité et un fabuleux concours de circonstances m’ont fait atterrir devant ce film. Ne sachant pas du tout de quoi il en retournait, ce film commençait pas trop mal sur une ambiance de thriller. Au premier coup de feu, une cervelle qui gicle sur une vitre, pourquoi pas, ma naïveté tendrait à dire que »c’est un thriller un peu violent ». On continue avec une ambiance stressante et un peu malsaine qui s’installe alors pour pimenter un peu le tout, ce qui n’est pas mal, parce que jusque là on commençait à en avoir raz la caboche de la gentille petite fille et de sa maison au milieu des bois du lac. Ladite jeune demoiselle est donc kidnappée par une bande de vils pleutres et les choses commencent à mal tourner.

A ce moment là on se dit, wouhouhou il va y avoir de l’action, et non, la demi-heure suivante est aussi animée qu’une maison de retraite à l’heure de la sieste. C’est dommage ça partait bien… Mais ce fut rapidement le déclin vers une abominable hécatombe de boucheries toutes aussi invraisemblables les unes que les autres : j’te plante par-ci, j’te fous un coup de marteau par-là, jt’assomme à coup de meuble en béton armé et jte passe à travers une rambarde en carton et j’en passe… Le budget ketchup-grenadine a dû également prendre une part importante… Tout ça pour dire que niveau réalisme, on a fait mieux. On va me dire que c’est le « genre » qui veut ça, mouais, à moins de classer ça dans le répertoire « humour-dégueu » à la Happy Tree Friends. Passons aux dialogues, des répliques déjà cultes à base de « Descends d’là ordure ! » ou encore « Montre-toi enfoiré ! »…

Quant au scénario, il est trèèèès moyen, même s’il y avait peut-être quelque chose de pas trop mauvais à en tirer sur cette voie là. Pour conclure ce fourre-tout à l’américaine, rien de telle qu’une scène à pisser de rire avec un micro-ondes. Ne soyons pas totalement négatifs, la bande originale est vraiment bien.

Ce remake de remake (par Wes Craven en 1972) de La Source (par Ingmar Bergman en 1960) m’est apparu comme une grosse caricature risible, peu captivante et dépourvue d’intérêt global — si ce n’est que j’en ai conclu qu’il ne faut jamais acheter de l’herbe à un type rencontré dans une supérette.

La bande-annonce, pour le plaisir.
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