joe duplantier

Après avoir sorti son dernier album en octobre dernier, Gojira a enchaîné avec une tournée mondiale dont une bonne flopée de dates sont fixées en France. Je n’ai donc pas loupé l’occasion d’aller mosh piter sur leur son aussi ambiant qu’agressif. C’était mardi dernier, et c’était au Confort Moderne de Poitiers.

La première partie a été largement assurée par les Trepalium. La formation death jouait presque à domicile puisqu’elle est originaire du département voisin (79). Une ambiance survoltée pendant une heure, beaucoup de monde qui bouge, un wall of death sympa, rien à ajouter si ce n’est que la salle mériterait une bonne clim.

22h30, petite pause essorage de tee-shirt et remplissage de gosier en attendant la tête d’affiche de la soirée.

On y est, les musiciens entrent en scène et lancent quelques notes, « Oroborus » pose l’ambiance si reconnaissable made in Gojira. Le début de la prestation reste plutôt calme. Lorsque « The Heaviest Matter Of The Universe » fait retentir ses premières sonorités de double grosse caisse, les premiers pogos et autres pits commenent à se faire sentir, sans pour autant pousser un Trepalium dans les orties. On passe vraiment aux choses sérieuses au moment où « Love » pointe le bout de ses notes envoutantes achevées à coup de riffs bruyants et sublimées par des rafales de double pédale : ça gigote dans tous les sens, pouah la claque ! Les titres favoris ont le don de vous filer une de ces pêches ! Après avoir enchaîné sur un « From The Sky » terrifiant, on revient ensuite au dernier album, The Way Of All Flesh, avec un titre innovant pour le groupe : « A Sight To Behold ». Joe Duplantier (chant, guitare) utilise son vocoder avec brio pour électroniser l’ambiance qui est rapidement relancée par un « Clone », après être passé par la case « The Art Of Dying » et un remarquable solo de batterie de Mario Duplantier. Chanson marquante : « Toxic Garbage Island », aussi bien par sa rythmique d’intro tarabiscotée que par le discours écolo prononcé par Joe après l’exécution du morceau. Le groupe confirme donc son engagement auprès de notre chère et malmenée planète. C’est l’heure du rappel, la fin est proche. On termine tout en brutalité avec « The Way Of All Flesh » et « Vacuity ».

gojira

Trois mots pour résumer leur prestation et le concert en général : une grosse claque ! Aussi bien sur Trepalium que sur Gojira qui nous en met plein les mirettes et surtout les esgourdes. Les visuels projetés, les lumières, le son, tout est prévu pour nous plonger dans l’ambiance et les thèmes de la formation landaise. C’est propre, presque aucune dissonance, les musiciens ont une telle prestance, rien à redire. Petit souvenir, un médiator Joe Duplantier, c’est toujours bon de se rappeler de concerts d’un tel niveau. À revoir :P