Superbus – Lova Lova

1. »Nelly » – 2. « Addictions » – 3. « I Wanna Be You » – 4. « Hello Hello » – 5. « A La Verticale » – 6. « Just Like The Old Days » – 7. « Gogo Dance Show » – 8. « London Town » – 9. « Call Girl » – 10. « Apprends Moi » – 11. « Keyhole » – 12. « Lova Lova » – 13. « Rise » (bonus track)
Date de sortie : 6 février 2009

Après avoir surfé en 2006 sur la vague «pin-up rock» des 60’s avec leur album Wow, le quintet nous propose depuis le 6 février dernier leur vision d’un nouvel univers musical avec Lova Lova.

Et si on tentait la New Wave?
Inutile d’aller plus loin que les dix premières secondes de l’album pour prendre possession de l’univers dans lequel on nous plonge. Coincé entre The Cure et Depeche Mode, on attendrait presque que Robert Smith (The Cure) entame le chant sur «Nelly». Cette idée nous échappe rapidement lorsque Jennifer Ayache, la leader de la formation, pose sa voix sur cet ensemble musical synthétique. Si Wow regorgeait de quelques touches électro, Lova Lova est quant à lui tombé dans la marmite quand il était petit. Même si les fonds musicaux à base de synthétiseurs et de batterie réglée comme une boîte à rythmes sont typiques de la new wave des 80’s, ils n’en restent pas moins abrutissants une fois l’album entier écouté. On s’y méprendrait presque de reconnaître «Sweet Dreams» sur l’intro de «Just Like The Old Days». Les rythmiques simplistes à la guitare rappellent en revanche le ton pop-rock de la formation, notamment sur «I Wanna Be U».

Cabarets, call-girls & co
A l’image des précédentes galettes, Superbus excelle dans le texte niais («Addictions», «Lova Lova», …). Comme à l’accoutumée, Jennifer Ayache signe la composition des instruments et des textes de quasiment tous les morceaux. Et non, elle «n’a pas la science infuse» uniquement sur «Apprends-moi», mais sur l’ensemble des textes. Ce n’est donc pas sur cet album que l’on reniera ce qui a fait le succès du groupe. Comme on ne change pas une équipe qui semble gagner, les textes restent pour la plupart chantés en français et/ou en en anglais. En revanche, finies les histoires de chewing-gum, place aux talons aiguilles («Call-Girl»), au voyeurisme («Keyhole»), aux addictions diverses («Addictions»), aux gogo-danceuses («Gogo Dance Show») et enseignes à base de néons fluorescents («La Pochette»).

Un style musical qui évolue
Néanmoins, quelques titres énergiques sortent du lot tels que «Rise» et «Key Hole» qui tendent à rejoindre un style électro-rock parfaitement exploité par la formation américano-écossaise de Garbage. L’ensemble de certains morceaux et du nouvel opus en général paraît manquer de rythme, misant tout sur les ambiances «new wave» et en délaissant une partie du style sonore simpliste qui les caractérisait. La musique du groupe évolue au fil du temps et on ne peut leur reprocher de faire des infidélités à leur style originel. Il faudra maintenant penser à des textes un peu plus élaborés !

Retrouvez cet article dans le n°3 d’Actual’IUT