sept vies will smithComme je le disais mardi dernier, mercredi 14, c’était cinéma pour la sortie de Sept Vies.

Ce film m’intriguait, la bande-annonce d’une part et le renouvellement du duo réalisateur/acteur Gabriele Muccino/Will Smith d’autre part. Ce duo nous avait notamment offert A La Recherche Du Bonheur il y a environ un an.

Séance tranquille de 20h, bien réveillé (cette fois-ci), le film débute… « En sept jours Dieu créa le monde, et en sept secondes, j’ai anéanti le mien »… Le ton dramatique est donné, on peu commencer.

Comme j’avais pu le penser, on retrouve ici un Will Smith qui tire la tronche, loin des farfelusités d’un Bad Boys ou encore des voltiges d’un Hancock. Il agace, il est odieux et cinglant lors de ses premiers dialogues. Un peu confus, on comprend vite qu’il n’arrive pas à se remettre d’un terrible évènement que l’on découvrira tout au long du film. Il est d’ailleurs difficile de parler du film et de ses thèmes en particulier sans en dévoiler l’intrigue (ou du moins de la rendre prévisible).

/!/!/!
C’est pourquoi à partir de cette ligne, si vous désirez voir le film et ne pas connaître l’intrigue, je vous conseille de reprendre la lecture ici et/ou cette petite vidéo de détente.
Sinon, pour les autres, qui n’ont pas peur d’être spoilés, ou qui ont déjà vu le film, la suite est juste en dessous.
/!/!/!

Alors, revenons à nos moutons comme dirait (ou pas) le petit Prince. Les thèmes de ce film ne sont pas tous traités de la même manière, mais on peut en relever deux qui sont omniprésents : l’altruisme et la mort. Ces deux thèmes peuvent être articulés par celui de la culpabilité. La mort des sept personnes énoncées au début sont dues à une erreur de sa part, ce qui engendre la culpabilité qui elle-même engendre l’altruisme qui va pousser Ben ou plutôt Tim Thomas à usurper l’identité de son frangin pour dénicher les personnes qui pourraient bénéficier de son corps (rien de sexuel là-dedans, juste un thème sensible : le don d’organes). Le don d’organes est donc la clé du film, révélée dans le dernier quart d’heure. A propos de dernier quart d’heure, la construction du film rend dingue. Sur une durée de deux heures, l’intrigue se nourrit et se construit sur une bonne heure et demie. Plutôt ennuyeux pour ma part. Le déclic qui fait tomber le premier domino de la révélation est l’arrivée du frangin de Ben, enfin Ben lui même, à la maison d’Emily. De là, une fin qui fend le cœur et qui rendrait la vue à un aveugle.

sept vies seven pounds photo

Will Smith tire peut-être la tronche pendant tout le film, mais je le préfère vraiment dans ses rôles là, vraiment stupéfiant et crédible. Cependant, petit reproche à M. Smith : il faut arrêter de jouer à « je-suis-le-seul-acteur-du-film » même si c’est sympa : A La Recherche du Bonheur (Crésus), Je Suis Une Légende (Noé) et Sept Vies (Dieu).

Côté musique, ça n’a pas pu m’échapper, un petit Muse s’est glissé lors de la réparation de la fameuse machine à invitation de mariages, elle s’intitule « Feeling Good » et est sur l’album Origin of Symmetry ;)

Finalement, j’ai pensé pendant la projection que le film manquait cruellement de rythme, mais la chute valait bien une heure et demie de construction. Ce n’est pas une happy end et on n’en ressort pas avec le sourire mais avec des questions sur des sujets qui peuvent très bien nous toucher. Ce film ne restera surement pas dans mes favoris, mais assez pour que je note une fois de plus Will Smith dans les acteurs ayant réussi à m’émouvoir un tant soit peu.