Pour faire suite à mon précédent article sur les MacBook Pro sortis le 14 octobre 2008 j’ai décidé de parler d’une autre facette possible du portable pommé. « Possible » dans la mesure où Apple fournit les outils nécessaires à son fonctionnement, je veux bien sûr parler de Windows et de BootCamp, et en particulier des jeux vidéos. Un article plus geek que la normale donc.

Comme je le disais dans mes premières impressions, c’est que je n’ai pas hésité, cette fois-ci, à installer l’OS de chez Microsoft sur mon MacBook Pro. L’installation via BootCamp est vraiment à la portée de tous ; vraiment bien guidée, aussi bien du côté MacOS X que lors de la finalisation sous Windows avec l’installation des pilotes fournis sur le DVD d’installation de Leopard. Si vous désirez, comme moi utiliser Windows dans un but purement destiné aux jeux vidéos, la partition allouée devra être supérieure à 50 Go, qui est vraiment juste lorsque l’on souhaite installer plus de 4 jeux récents.

Ce que je voulais mettre en avant dans ce billet c’est plus le côté performances de la machine en elle-même. J’entends déjà les « Ah mais il est c*n pourquoi il s’embête à installer Windows sur un mac pour faire des jeux? » Et bien parce que d’une je n’ai pas tout le temps un PC sous la main et de deux passer mes journées devant des jeux ne m’intéresse pas vraiment ; autant utiliser la modularité (joli mot) du mac. C’est juste un billet montrant ce qu’il est possible d’envoyer comme pâté avec une machine portable Apple au niveau des jeux vidéos.

J’ai donc installé trois jeux sur Windows XP nécessitant des configurations largement différentes pour tourner. Le premier est Max Payne, sorti en 2001, dont je ne m’attarderais pas sur les performances. Le second est FlatOut Ultimate Carnage, sorti en 2008, et le dernier GTA IV, sorti il y a quelques semaines sur PC.

Rappel sur la configuration de la bestiole :
mbp2008

En premier lieu, le jeu-test : Max Payne. Pas d’illusions à se faire, le jeu tourne en full-paté-en-croûte-anti-aliasing-a-fond sans aucun problème, au niveau des graphismes, ça donne s’ke ça donne à l’époque (mais un pti Max Payne de temps en temps n’est pas de refus!).

En second lieu, FlatOut Ultimate Carnage. Celui-ci requiert au minimum une configuration qui commence à se périmer à savoir un Pentium4 2GHz, 2GB de RAM, et 256MB vidéo. La config passe sans souci pour le MacBook Pro qui s’en sort plutôt bien et fait tourner le jeu presque aux trois quarts des performances maximales en toute fluidité en 1440×900.

flatout ultimate carnage settings macbook pro

flatOut ultimate carnage
(cliquer sur l’image pour la voir en pleine résolution)

Et pour finir, le fameux GTA IV. Outre le fait que la version PC nécessite la mise à jour de Windows XP vers le Service Pack 3, elle connaît quelques difficultés selon les configs, même récentes. Un patch correctif a d’ailleurs été mis en téléchargement. Le minimum syndical exigé est un Core 2 Duo à 1,8 GHz, 1,5 Go de RAM et 256 Mo vidéo. Sur le MacBook Pro, la configuration des graphismes reste d’un niveau très bas, même si le jeu semble à première vue pas trop dégueu. Des problèmes de texture continuent d’apparaitre à certains moments mais ça reste tout de même très jouable! Pas de problèmes de fluidité, même avec les réglages présents sur la capture ci-dessous. On va dire que le jeu reste passable, même s’il doit être plus appréciable de jouer sur console pour celui-ci (ou alors avec une config énorme sur PC).

Pour conclure, à l’heure actuelle le MacBook Pro d’entrée de gamme ne s’en sort pas trop mal avec les jeux, ce qui risque de ne pas perdurer à ce niveau dans les six voire douze mois à venir (sauf mise à jour très probable des configs chez Apple!).

GTA IV Macbook Pro
(cliquer sur l’image pour la voir en pleine résolution)

Si vous avez des retours à faire ou des questions, n’hésitez pas ;)