Voilà plus d’un mois que la gamme des portables d’Apple a été pratiquement entièrement renouvelée. Depuis les rumeurs qui couraient cet été, je pensais à revendre mon ancien MacBook Pro (Santa Rosa pour les connaisseurs). C’est donc désormais chose faite, j’ai cédé mon ancien portable pommé pour le même modèle, nouvelle version. Reçu il y a une dizaine de jours, je livre mes premières impressions.

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Commençons par le côté esthétique, composante majeure des produits de la Pomme. Après la conférence (Keynote) annonçant les nouveaux portables, je craignais un design semblable à celui des iMac actuels, ce qui n’a pas loupé. Les visuels présentés sur le site d’Apple ne me bottaient pas plus que ça. C’est en me baladant à la Fnac (mes grands copains) que j’ai pu tester la bestiole. La coque en un seul morceau : pas possible de faire plus épuré. Même les haut-parleurs sont habilement camouflés. Le trackpad en un seul bloc m’a également convaincu.

MackBook Pro Late 2008

En revanche le bord noir de l’écran et le clavier sont un peu moins esthétiques à mon goût. La disparition du bouton de clipsage en façade a disparu pour céder sa place à une fermeture magnétique. Le capteur infrarouge rond est remplacé par un trait tout fin placé à droite, à côté du voyant de veille. Les dimensions sont sensiblement identiques, le portable est un peu plus fin et plus large que la version précédente.

Au niveau de la connectique, on est complètement passé à gauche chez Apple. Le mange-galette est quant à lui passé à droite. Le port firewire 400 lui a disparu, comme sur les nouveaux MacBook (grand sujet de discorde du moment).
connectique MacBook Pro 2008

Ensuite vient le côté pratique et performances. Le son des mini haut-parleurs est vraiment meilleur que sur le modèle précédent, avec son mini caisson de basses intégré. Le trackpad multi-touch est beaucoup plus agréable au touché et son utilisation est largement plus ergonomique d’une part par les fonctions multi-touch (zoom, rotation, changement d’applis, etc…) et d’autre part par son clic (assez bruyant) intégré à la surface. Petite remarque, la finition volontairement brute de la fente d’ouverture de l’écran a tendance à griffer la paume de la main lors de l’utilisation du trackpad. Le clavier, à défaut de satisfaire mes mirettes, est lui aussi plus ergonomique que le précédent : je fais beaucoup moins de faute de frappe et son entretien est facilité avec l’écartement des touches.
Autre sujet de controverse : l’écran brillant. Effectivement, cet aspect du nouveau MacBook Pro me rendait méfiant. Il est vrai qu’en extérieur, l’utilisation est grandement perturbée, en intérieur elle reste correcte, même avec une faible luminosité de l’écran. Les couleurs sont à mon grand regret trop fausses, bien que jolies et contrastées. A moins de très bien étalonner l’écran avec une sonde, je ne pense pas pouvoir travailler correctement avec cet écran sur des projets graphiques demandant une grande précision colorimétrique sans passer par un second écran.
De 4 Go de RAM, je suis repassé à 2Go et je dois avouer que la différence n’est pas énorme. Niveau carte graphique, le chipset intégré couplé à une vraie carte graphique est un plus, et donc pas indispensable. Au final, ça tourne plutôt pas mal.

Les puristes du Mac vont surement vouloir me lyncher mais oui, je l’ai fait, j’ai installé Windows XP sur un Mac. Mon PC m’ayant laché il y a quelques mois, je n’avais plus de jeux vidéos à portée de main. C’était aussi pour moi l’occasion de voir comment BootCamp, l’utilitaire d’installation de Windows sur Mac se débrouille : après de longues et fastidieuses manips pour les drivers, on y arrive.

macbook pro windows

Et c’est plutôt pas mal, je m’attendais à des plantages dans tous les sens, mais les jeux tournent dans l’ensemble assez bien. Des jeux plus tous frais comme la série Max Payne tournent à merveille et FlatOut 3, sorti récemment, peine un peu plus avec les effets visuels au maximum.

Je ne suis donc pas mécontent de mon achat : une machine portable et complète.