l'échangeJ’en parlais dans mon précédent article estampillé « Grand Ecran », le dernier Clint Eastwood me branchait particulièrement. Je suis donc aller me faire mon petit avis en y allant il y a quelques jours.

Synopsis by Allociné

Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d’elle, elle sait qu’il n’est pas son fils…

Basé sur l’affaire des Wineville Chicken Coop Murders, une série de meurtres à la fin des années 20 à Los Angeles, Clint Eastwood en se servant de l’histoire d’une mère célibataire, dresse le portrait d’une police enclin à la corruption et aux bons arrangements politiques, prête à tout pour protéger son image auprès de la société.

Le casting n’est pas en reste ; Angelina Jolie et John Malkovich assurent le duo gagnant du film. Enfin un rôle moins cucu et intéressant pour Angelina Jolie, depuis un Wanted décevant. J’ai beaucoup apprécié la performance du capitaine J.J. Jones interprété par Jeffrey Donovan (Hitch).

J’ai bien aimé construction du film : plantage de décor avec Christine Collins, son fils, son environnement, la disparition de son fils et l’enquête rapidement bouclée. Ensuite interviennent le début d’une enquête banale d’un détective de la LAPD et parallèlement la lutte de Christine Collins pour réouvrir l’enquête sur la disparition de son fils. Et enfin le dénouement avec la découverte du lien entre les deux enquêtes : Gordon Northcott. Le miroir établi avec les scènes de retrouvailles devant le train au début (le supposé Walter Collins) et à la fin ajoute un plus dans la décridibilisation tant recherchée de la police.

Certaines scènes m’ont vraiment plongées au cœur du film, notamment l’interrogatoire pendant lequel le détective reste scotché, la cigarette à la main, en écoutant le témoignage d’un gamin arrêté.

Pour finir, du Clint Eastwood tout comme j’aime, avec son ambiance particulière, avec ses thèmes fétiches comme l’enlèvement d’enfants ou encore la peine de mort. Surement mon préféré après Mystic River.