20
sept
Posté par Flo! dans Chronique d'album

Ahh j’y suis enfin, au moment tant attendu de pouvoir parler un peu de cet album si long à venir. Après ces cinq années d’absence en studio, les Four Horsemen, reviennent avec un album du genre soigné.
Durant les quinze dernières années, Metallica nous avait habitué a un son novateur pour le groupe et des structures de morceaux différentes (notamment sur St. Anger en 2003 ou aucun solo n’apparaît et où le son de la batterie est à la limite du supportable, bien que cet album ne soit pas mauvais en lui-même, mais différent).
La première piste est intitulée « That Was Just Your Life ». Une intro de plus d’une minute très calme sur des battements de coeur vite rejoints par des riffs lourds. On part ensuite sur des riffs rapides un peu à la manière de « Battery », malheureusement pas aussi entraînants, ni aussi mélodiques.
On enchaîne sur « The End Of The Line » avec des accords violentés dès les premières secondes en guise d’introduction. C’est ensuite un festival de différents riffs qui s’enchainent et se mêlent au chant. Ce morceau est vraiment pêchu. Le bridge en son clair suivi de la reprise sont vraiment trop bons!
Sans transition, « Broken Beat And Scarred » s’impose avec un court riff où les grattes se répondent puis enchaînent sur un autre très (trop?) répétitif. Un morceau brutal et peu mélodique pour ma part, avec des breaks que je n’ai pas trop apprécié non plus.
C’est au tour du premier extrait de l’album « The Day That Never Comes » de faire son apparition. Je dois avouer que je l’ai écouté une bonne dizaine de fois depuis que le single est sorti et bien que mes premières impressions eut été négatives, ça a bien changé! Comme sur les albums « légendaires » de Metallica (à savoir Ride The Lightning (1984), Master Of Puppets (1986), …And Justice For All (1988) et Metallica (1991)) une ballade prend place sur la piste quatre. Ce titre est tout simplement génial, bien que je trouve personnellement qu’il ne détrône pas un « One » ou encore un « Fade To Black », simple et efficace pour ce dernier.
S’ensuit « All Nightmare Long », avec son intro de basse et guitare mêlées qui m’ont vraiment envouté : une vraie ambiance cauchemardesque, à l’image de son titre : la mélodie et l’ambiance générale ne me plaisent pas plus que ça.
Septième piste et troisième single de l’album prévu pour le titre « Cyanide ». Déjà jouée en live avant la sortie de l’album ; des riffs puissants et efficaces avec une basse en background déchaînée, c’est une tuerie!
On arrive enfin sur LE titre qui m’intriguait le plus depuis que la tracklist a été dévoilée : « The Unforgiven III ». Pour les fans, inutile de rappeler que les deux compos précédentes du même nom sont des réussites. Dans ces deux dernières, on retrouve le même esprit, le même fond musical mais pas dans la troisième. Toujours des paroles sur le thème du pardon, mais où est ce riff mythique de « The Unforgiven »? (qui apparaît également sur « The Unforgiven II »).
Je prend ce morceau à part des deux autres, et je le trouve tout de même réussi, un de mes préférés sur cet album. Sous ses allures « pop/rock » ce titre est vraiment entraînant avec un solo excellent, même s’il n’égale pas ses prédécesseurs.
Du bourrin, on en veut on en a quand même avec « The Judas Kiss ». Huit minutes de de riffs lourds, de transitions à la wahwah, bref vraiment pas mal. Ce titre, avec « All Nightmare Long » et « My Apocalypse », sont sûrement les plus « thrash metal » de l’album avec leurs tempos rapides, leurs « solos branlette » et leur s rythmiques infusées à la corde de mi.
Aaaahhhhh enfin, le mot « Instrumental », cela avait disparu du vocabulaire de Metallica depuis 1988, du temps ou la justice était encore rendue ;) . On assiste a un retour des lonnnnnnnnngs morceaux (on dépasse les dix minutes) avec « Suicide & Redemption ». Une pure merveille ; une arrivée en crescendo des riffs d’intro (ça ne rappelle pas une certaine instrumentale étoilée tout ça?), une batterie lente, des guitares qui se répondent et des solos admirables et mélodiques. Définitivement mon morceau préféré de l’album.
En réponse au morceau le plus long, « My Apocalypse », du haut de ces cinq minutes est quant à lui le plus court et le dernier de Death Magnetic. Ce titre est le deuxième single prévu. Une intro assez brutale avec une entrée progressive des différents instruments. On reste durant tout le morceau dans une atmosphère semblable à l’intro, brutale et rapide, vraiment appréciable (encore faut-il aimé être violenté un p’tit peu :P )
Pour conclure, j’ai assisté à un vrai retour aux sons de mes albums préférés de la formation (Ride The Lightning, Master Of Puppets, …And Justice For All et Metallica) même si j’ai l’impression qu’un petit quelque chose de différent persiste, comme si le groupe avait cherché à faire évoluer ce style, ce qui n’est pas une mauvaise initiative. J’ai trouvé cet album plutôt bon même s’il ne pousse pas un Master Of Puppets dans les orties.
Voilà, pour ma part il va tourner en boucle en attendant les dates de concert en France ;)
A vous de me dire ce que vous en avez pensé! Oui toi aussi petit fan de Metallica qui vient juste de tomber sur cet article!
| Cette entrée a été posté par Flo! le 20 septembre 2008 à 21 h 45 min, et placée dans Chronique d'album. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |
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J’aime bien cet album moi aussi :P
Metallica Death Magnetic : « That was just your album… »
Metallica revient 5 ans après un St Anger très critiqué, avec ce son de batterie très métallique et décrié par tout le monde. Cependant, c’était un album rageur, à la lumière du film ‘Some kind of monster’, un son monstrueux et étrange, un combat contre eux-mêmes et un instinct de survie (‘shoot me again i ain’t dead yet’). Bref , un album que j’ai aimé, plus par l’approche nouvelle et risquée. Et j’ai plutôt tendance à respecter les groupes qui font ce qu’ils veulent, essayent des trucs, et créent leur propre chemin ….
.. ..
Enfin : Death Magnetic. Clairement un retour en arrière, 20 ans même, ce qui ravira les amateurs de Justice, Master et Ride. Nouveau producteur (Rick Rubin), nouveau bassiste (Robert Trujilo n’avait pas joué sur le précédent album), on est quand même alléchés.. ..
Côté compos, les morceaux sont tous très longs (plus de 7 mn pour chaque titre) et à tiroirs multiples. Même si après plusieurs écoutes, l’album s’apprivoise, certains morceaux finissent par accrocher vraiment: ‘Judas kiss’, ‘All nightmare long’, ‘Broken, beat & scarred’, ‘That was just your life’, pour les titres les plus puissants, ‘The day that never comes’ et ‘Unforgiven III’ pour l’émotion. ….
Côté bourrin, ‘My Apocalipse’ remplit son contrat, à savoir un morceau défouloir, détesté par certains, adulé par d’autres. Un morceau court et speed en fin d’album, ça vous rappelle rien ?…
Côté ratés, on a droit à l’instrumental le plus ridicule de toute l’histoire des instrumentaux ‘Suicide & redemption’, avec son passage doux et mièvre à pleurer de rire. Quant à ‘Cyanide’, il est limite, tant sa construction est bordélique, mais on peut applaudir le passage ‘spanish métal’ au milieu (écoutez, vous verrez de quoi je parle), assez innovant dans ce style.
Cependant rien n’est absolu chez Metallica. Un bon titre comme ‘The Day that never comes’ peut contenir des choses navrantes, comme le break pompier joué sur la caisse claire par Lars Ulrich (triolets de croches), ou à l’inverse, le pire morceau de l’album, ‘Suicide & redemption’ a de belles harmonies tendues, juste après la mélodie très ’30 millions d’amis’ et juste avant le retour de la mélodie cul-cul… (Non, franchement, ce titre est impossible. On dirait une musique pour documentaire …)
Côté style, justement, c’est le retour flagrant aux années 80, la technologie en plus, et le producteur compétant. (qu’on arrête de me la raconter, même si les morceaux de Ride, Kill, Light et Justice sont bons, le son est généralement mauvais, avec les reverbs en veux-tu, en voilà, etc..). Alors on ressort les collants et les mélodies guitares à la tierce, façon Maiden ?….
.. ..
Côté inspiration, ça se complique. Les éléments des morceaux s’enchaînent moins naturellement, et par moment, ils manquent de limpidité. En témoignent les longueurs assommantes des titres. On les sent moins inspirés dans les mélodies, et contrairement à la majorité des fans transis, les solos sont redoutablement ennuyants, vains et placés un peu n’importe où, sans feeling. Comme s’ils devaient se faire pardonner du précédant opus totalement SANS solos (moi, j’aime bien ça). A l’instar de ‘Suicide & redemption’, on sent que les mecs, ils savent plus vraiment où ils en sont…
Côté son, lorsqu’on connait le travail de Rick Rubin, on sait que les guitares vont être mixées en avant, et la batterie plus en retrait. A la première écoute, cela choque, quand on est habitué au son très puissant de la batterie, qui a fait la marque de fabrique de Metallica depuis 1991. Lorsqu’on analyse un peu, on s’aperçoit que dans le Black Album, la batterie était largement surmixée. Là, ce n’est plus le cas, et du coup, le jeu très typique de Lars Ulrich peine un peu, et sonne légèrement comme une boite à rythme schizophrénique qu’on aurait compressé à mort. Le choix du producteur était-il judicieux ? Il est vrai qu’avec un groupe comme System of a down, la recette fonctionnait à merveille, tant l’energie hardcore primait. Pourtant, pour ‘God hate us all’ de Slayer, le mix laissait place à une batterie fracassante…
Globalement, le son est trop compressé. En clair, on diminue les crètes maximales et on augmente les minimales pour pouvoir pousser le volume sonore au maximum. Cette pratique finit par ne plus avoir de sens, car on perd la dynamique et le naturel du jeu musical. Mais apparemment pour les maisons de disques, gros son = gros sous. Une polémique commence à se répandre sur le net, à ce sujet…ils n’ont pas de chance les gars.. on les accuse d’avoir négligé ce mastering, alors que la musique disponible sur le jeu Guitar Hero serait de meilleure qualité. (ils n’ont rien fait, ils mangeaient tranquillement des Donuts dans leur piscine lors du mixage !). Après l’affaire Napster, l’affaire Guitar Hero. On a le droit de rire…A suivre donc.
Et un mot sur la basse. On se demande à quoi ça sert de se payer un bassiste de la trempe de Trujilo pour le cantonner à appuyer les notes graves de Hetfield, la plupart du temps ?
Pourtant, l’album finit par accrocher.
Mais je ne peux m’empêcher de penser que Metallica ne devrait pas écouter ses fans…
Pourquoi est-ce qu’on a encore envie de s’intéresser à ce groupe? N’est-ce pas un peu ridicule et triste de revenir 20 ans en arrière, et de nous sortir des titres mastodontes, maladroitement imbriqués ? Je n’ai rien contre les constructions complexes, au contraire . Mais des thèmes, ça se travaille entre eux, ils s’alimentent respectivement pour donner une cohésion. Et même si l’on recherche le chaos, on doit trouver l’art de le faire sonner musicalement, sinon, c’est brouillon. On a plus l’impression que Metallica a fait des copier-coller de riffs, en accumulant des changements inutiles.
Mais voilà , je ne m’inquiète pas pour eux, les fans pré-Black Album ont l’air d’être comblés…
sirilsurfer