macbook proUn switcheur, kézako?
Un switcheur est un terme couramment utilisé pour désigner les nouveaux arrivant sur la plate-forme MacOS.

Après environ une semaine d’utilisation plus ou moins intensive du fameux Macbook Pro, j’ai quelques remarques à faire.

Tout d’abord, la configuration:
Processeur: 2,2GHz Intel Core 2 Duo
Mémoire vive: 2Go
Carte vidéo: 128Mo NVIDIA GeForce 8600M GT
Disque Dur: 120Go
Système d’exploitation: MacOS X Leopard

On va commencer par les points positifs côté système d’exploitation, parce qu’après tout si j’ai switché vers la pomme, c’est aussi pour de bonnes raisons.
Lors du premier démarrage, j’ai eu la sombre joie de voir que le système d’exploitation pré-installé était MacOS X Tiger. Ma commande ayant été effectuée après la sortie du nouvel OS, j’ai donc eu droit au petit CD de mise à jour. Est-ce mieux de posséder les DVD d’installation de Tiger et la mise à jour vers Leopard ou simplement les DVD d’installation de Leopard?..

Ma première crainte a été de planter l’ordinateur en faisant la mise à jour, des rapports d’écrans bleus ayant été rapportés pour la même opération. J’ai donc pris la précaution de ne strictement rien installer et de laisser le système vierge avant la mise à jour, ce qui m’a plutôt bien réussi.
Une fois cette mise à jour effectuée, première navigation dans les différents menus, deux choses à retenir: la fluidité et l’esthétique (hormis le fond d’écran galaxie proposé par défaut qui agresse un peu et qui sort un peu du style dont je situe Apple). Des défilements de fenêtres sans saccades ou autres désagréabilités.

Lorsque l’on vient du monde Windows, on est vraiment habitué à sa barre des tâches en bas et qui contient les applications et fenêtres ouvertes.
Sur Mac, on se contente d’un dock qui affiche les applications ouvertes et accessoirement les fenêtres. Un dock en 3D pour l’occasion, avec reflets et tout et tout (même si les reflets sont un peu irréels de temps à autres, j’aime bien ce look). La navigation s’opère facilement via la fonction « Exposé » qui permet d’afficher toutes les fenêtres d’une même application en les redimensionnant de façon à ce qu’elles tiennent toutes sur l’écran et puissent ainsi être sélectionnées aisément (le tout avec des effets visuels sympas).

expose

Une chose de plus qui m’a bluffé est la simplicité d’installation des logiciels et applications: un simple glisser-déposer dans le dossier Applications suffit dans la majeure partie des cas pour installer. Pour la désinstallation, un glisser-déposer dans la corbeille supprime l’appli.

LA CONNECTIVITé EST GéNIALE! Aux oubliettes les drivers and co’ (du moins pour le moment, il paraîtrait tout de même que certains périphériques nécessiteraient des pilotes à installer). Au branchement d’une clé usb, d’un disque dur externe en firewire, d’enceintes ou même d’un écran supplémentaire, tout fonctionne impeccablement (même le wifi, c’est pour dire).

dual macbook

En parlant de wifi, la mise en réseau avec mon PC m’a posé plus de soucis côté Windows que Mac.

Au niveau des logiciels, la suite iLife ’08 était installée. J’ai testé GarageBand, j’ai bien accroché sur l’interface, particulièrement sur la saisie musicale via le piano virtuel dont les notes sont saisies au clavier (dommage qu’il ne soit pas possible de jouer sur deux octaves en même temps…). On n’oubliera pas PhotoBooth avec ses prises de photos à la webcam iSight intégrée et les nombreux effets proposés (non, pas de photo cette fois-ci :) ).

Concernant le matériel, rien à dire; un design soigné, des enceintes rendant un son plutôt bon, une webcam discrètement intégrée. Je n’ai pas eu encore l’occasion de pousser la machine pour des performances, même si les gros fichiers peuvent être travaillés sous Photoshop sans soucis.
Le trackpad est impeccable, le défilement avec deux doigts est nickel. Quant au clavier, il a un touché vraiment agréable, mais il est un peu déstabilisant au début par la disposition des touches ainsi que des nouvelles, comme la touche Pomme. Petit gadget, mais vraiment utile, le clavier rétro-éclairé automatiquement, pour taper dans le noir.

clavier mbp

L’écran possède une résolution de 1440×900, vraiment top pour regarder des films en comparaison avec un écran 19″ en 1280×1024 (plus de bandes noires).

Comme les bonnes choses ne viennent pas seules, il y a forcément quelques défauts. En premier lieu, un plantage inopiné quelques jours après la MAJ vers Leopard: un écran figé avec un message mélangeant russe et chinois sur une fenêtre très design. Et oui, moi aussi j’ai été choqué par un plantage sur Mac. En second lieu, il n’y a pas de fonction couper-coller pour les fichiers comme sous Windows, fonction pourtant très utile. Sous Mac, on glisse-dépose d’une fenêtre à l’autre; je me sis trouvé vite débordé par les fenêtres.

Petits points noirs côté matériel, le fameux souci de clavier; la première lettre d’une phrase ne s’affiche pas (plutôt embêtant sur la messagerie instantanée). Ensuite, les ports USB: seulement deux, c’est short une fois la souris et la clé usb branchées…
Les points négatifs ne m’ont pas, pour le moment envahi, et heureusement, mon portefeuille me botterait l’arrière-train.

Ce sont mes premières impressions, ce qui m’a principalement marqué, choqué. J’ai encore pas mal de découvertes à faire ;)